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Thione Seck devant le tribunal correctionnel : « J’ai été envouté, on m’a marabouté »

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Thione seck auteur compositeur sénégalai
L’affaire de faux billets impliquant l’artiste Thione Seck a été appelée à la barre du tribunal correctionnel ce jeudi. Le leader du Raam Daan et son présumé complice Alay Djité ont été entendus, après que leurs avocats ont soulevé quelques exceptions.

Les premiers éléments de l’enquête privilégient l’association de malfaiteurs, tentative d’escroquerie, blanchiment de capitaux et de falsification ou altération de signes monétaires. Répondant à ces accusations, le principal mis en cause a avancé la thèse du maraboutage. « Je ne comprendrai jamais ce qui s’est passé, même dans ma tombe, pourquoi je suis là (devant le tribunal). Ça fait plus de 45 ans que je fais de la musique. J’ai toujours sensibilisé les jeunes. J’ai été envoûté, on m’a marabouté. Ils ont failli gâcher la carrière de mon fils », a répété le chanteur, à la barre.

Thione Seck se dit victime d’une escroquerie. Pour le chanteur, quelqu’un l’aurait marabouté. « C’est comme si on m’a jeté un sort  On a emporté mes 85 millions. Et là ou je vous parle, je prends au moins14 médicaments par jour », a-t-il ajouté. Le procès du chanteur se poursuit devant le tribunal correctionnel de Dakar…

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Birahime Seck à sa sortie d’audition : « Ce n’est pas compliqué, c’est l’État qui veut rendre compliqué le dossier Petro-Tim »

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Birahime Seck

Le Doyen des juges lui avait communiqué un appel à témoin pour tenter d’instruire le dossier judiciaire de l’affaire Petro-Tim. Birahime Seck du Forum Civil a répondu à la convocation du magistrat instructeur, ce mardi. Sans qu’il soit directement impliqué, le membre de la société civile a été entendu comme témoin par Samba Sall, au sujet de l’information judiciaire relative au scandale relancé par la chaîne britannique BBC.

« Je suis arrivé à 9h30, l’heure de la convocation et je suis sorti du bureau du juge 55 minutes après », nous apprend Birahime Seck, qui estime que « tout ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ».

« La rencontre avec le juge était très intéressante. Nous avons échangé sur le dossier Petro-Tim. Il m’a posé des questions et j’ai répondu », ajoute-t-il.

Dans le cadre de l’affaire Petro-Tim, si tout le monde semble d’accord, il en est un qui pourrait tout remettre en cause : l’Etat, selon Birahime Seck.

« Ce n ‘est pas compliqué, c’est l’État qui veut rendre  compliqué le dossier Petro-Tim. Nous avons une réglementation et nous avons des faits. Il suffit simplement de faire le travail qu’il faut et les sénégalais sauront la vérité », a déclaré le témoin à sa sortie d’audition.

« Maintenant, je l’avais dit la fois dernière quand je suis sorti de la DIC. Je disais que dans ce dossier, il y’a certains aspects qui doivent être traités par des plateformes avec des financiers, des fiscalistes, des juristes et d’autres acteurs. C’est un dossier qui a un commencement et qui devrait avoir une fin. Maintenant il n’y a rien de compliqué dans ce dossier. Si on veut vraiment connaître la vérité, on le saurait. On saurait quelles sont les resources qui ont été attribuées à telle ou telle entreprise. Attendons de voir si la justice fera son travail. Je l’ai dit et je le répète, le dossier n’est pas compliqué », a conclu l’hôte du Doyen des juges.

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Un « frère » du Président Béninois arrêté à Dakar.

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Guy Cédric Clouvy, un diplomate qui se faisait passer pour le frère du Président du Bénin, Patrice Talon, a été arrêté le 12 octobre dernier à Dakar par la Section de Recherches.
Déféré au parquet le 16 octobre dernier, le mis en cause a été placé hier sous mandat de dépôt et envoyé à la prison de Rebeuss, rapporte Libération.
Détenteur d’un passeport diplomatique de la Guinée Bissau, il escroquait de grandes sociétés sur des contrats à milliards. Pis, Clouvy, qui logeait dans un luxueux appartement sis à la Rue Carnot payé mensuellement à 1,5 million, s’immisçait dans des affaires d’Etat.

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Ils fermaient les yeux sur de faux documents de voyage : La SR cueille trois contrôleurs à l’Aibd

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Trois contrôleurs en service à l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), fermaient les yeux sur de faux documents de voyage en échange d’argent. Il aura fallu à la Section de Recherches de Dakar au moins trois ans d’enquête, à la suite des premiers signalements à l’aéroport international Blaise Diagne de Dakar, pour cerner cette mafia et neutraliser les deux cerveaux présumés.

Entre le 10 décembre 2013 et le 15 janvier 2014, deux passagers voyageant sur des vols séparés à partir de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor à Dakar, étaient arrêtés à l’aéroport international Washington-Dulles, sans les documents de voyage requis. Les deux passagers étaient arrivés aux États-Unis en provenance de Dakar, sur un vol de South African Airways. Comment ces deux personnes ont pu quitter l’aéroport sans les documents requis ? L’affaire était très embrassante pour Dakar.

L’enquête ouverte avait permis à la Section de Recherches de mettre la main sur trois agents d’Ahs à savoir Mamadou Diakhaté, Ibrahima Lô et Aly Emond Koné. N’empêche, les gendarmes étaient convaincus que le réseau était plus vaste. Dès 2016 en effet, alors que l’Aibd n’était pas encore inauguré, ils reçoivent des bribes d’éléments sur les cerveaux de cette mafia.

Il aura fallu au moins trois ans d’enquête à la Sr pour cerner ce réseau après plusieurs mois de filatures, de recoupements, d’infiltrations, de repérages etc.

En cette journée du samedi 21 septembre 2019, l’aéroport International Blaise Diagne (Aibd) grouille de monde. Au niveau du stand de la compagnie Air Sénégal, les enregistrements ont commencé pour les passagers devant embarquer pour la Guinée Conakry. Tout semble normal à un détail près : des éléments infiltrés de la Section de Recherches ont discrètement investi la file d’attente.

Ces gendarmes, professionnels jusqu’au bout des ongles, sont en quête du flagrant délit et ils ne vont pas tarder à l’avoir. Lorsqu’un des passagers présente son passeport au service de contrôle, qui le déclare conforme pour enregistrement, les enquêteurs passent à l’acte. Ils embarquent le passager, un Sri Lankais, ainsi que le contrôleur. Deux autres contrôleurs seront arrêtés par la suite.

En vérité, ces trois contrôleurs avaient reçu la somme de 2 millions de Fcfa pour fermer les yeux sur le faux document présenté par le Sri Lankais qui devait transiter en Guinée, où les contrôles sont moins rigoureux, et rejoindre,  ainsi, la destination de son choix.

L’enquête de la Sr a permis, de mettre la main sur les trois contrôleurs véreux, avec la collaboration de Teranga, mais aussi d’arrêter les deux cerveaux (…) chargés de confectionner les faux documents de voyage.

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