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Société

Travaux du TER : Fass-Mbao, Route de Boune, Keur Massar, Yeumbeul… rament sur les rails de la souffrance (Reportage)

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Ter des Malheurs

C’est la souffrance de prime abord. Depuis l’entame des travaux du train express régional (Ter), la psychose s’est installée chez la majeure partie de la population de la banlieue dakaroise. Notamment celle de ‘’Keur-Massar’’, ‘’Route de Boune’’, ‘’Mbed Fass’’, ‘’Comico Yeumbeul’’ entre autres. Si autrefois accéder à la Route nationale 1 en passant par Fass-Mbao était facile, aujourd’hui effectuer ce trajet relève d’un véritable parcours de combattant. En effet, les travaux du Ter ont perturbé le trafic quotidien des habitants de ces localités.

Neuf heures passées de quelques minutes à la voie ferrée de Fass mbao. En cette matinée, le soleil commence déjà à offrir ses plus beaux rayons aux passants après la tombée de quelques gouttes d’eau. Des va et vient interminables, des bruits incessants de grue, de camions de construction mêlés aux klaxons des voitures animent les lieux. 

À l’entrée comme à la sortie du chantier, des chauffeurs de ‘’Car rapide’’, ‘’Ndiaga Ndiaye’’ et autres ‘’clandos’’, qui ont fini par y installer leur garage, attendent impatiemment des clients. Non loin d’eux, florissent de petits commerces. 

Les vendeurs, pour écouler leurs produits, chantent pour attirer la clientèle. Des mendiants assiègent les abords des rails, des marchands ambulants se faufilent  entre les gens, et certains passagers très nerveux à cause de l’infernale traversée à pied des rails se laissent facilement remarquer. Car, la seule issue qui permettait d’accéder à Keur-Massar, Route de Boune, Mbed Fass, Comico Yeumbeul, est actuellement fermée aux véhicules. En cause, la construction du pont sur la voie ferrée servant de relais à ces localités qui souffrent de l’isolement. Une peine qui vient s’ajouter au lot de calvaires qui rythme le quotidien de cette partie de la population.

 

 

Ter de malheurs, Ter de toutes les souffrances

Chaque jour, hommes, femmes, enfants, parcourent ce long chemin d’environ 500m pour rallier l’autre bout de la ville ou effectuer le trajet inverse. Un état de fait fort regrettable que déplorent à l’unanimité les riverains et les passants. Aïda est l’un d’eux. Valise maintenue à la tête grâce à sa main droite au moment où l’autre maintient son enfant, cette mère de famille n’est pas insensible à cette situation. Interpellée, elle laisse entendre : « ce Ter nous a causé beaucoup de malheurs. C’est difficile de traverser ici surtout quand on a des bagages lourds. En plus ça nous prend du temps », se désole-t-elle.

 

Khadidiatou aussi fait partie des personnes qui pour vaquer à leurs occupations sont obligées de parcourir ce trajet infernal. À mobilité réduite, la jeune dame doit aussi se soumettre à cet exercice avec ses béquilles. Quand nous l’avons approchée, elle s’est montrée réticente au premier contact. Puis, elle lâche : « on n’a pas le choix. On est obligé de traverser cette voie ferrée pour rejoindre nos maisons ». Du côté de Mactar c’est l’inquiétude qui s’installe. «On ignore combien de temps va nous prendre ce calvaire. En voyant le rythme auquel évoluent ces travaux, je peux dire qu’ils sont loin d’être achevés. Ils avaient assez de temps pour entamer la construction de ce pont. Donc, pourquoi avoir attendu jusqu’à l’hivernage pour le démarrer», se questionne-t-il.

 

 

Quand les chauffeurs se frottent les mains 

 

À quelque chose malheur est bon, dit l’adage. Si du côté des riverains c’est le casse-tête, il n’en est pas de même pour les chauffeurs de ‘’car rapide’’, ‘’Ndiaga Ndiaye’’ et de ‘’clando’’.  Ces derniers considèrent ce barrage comme l’occasion rêvée de se faire plein d’argent. D’un commun accord, ils ont fixé leurs propres tarifs. Ce qui revient conduit chaque client à emprunter deux ou trois véhicules pour un trajet qui, auparavant, ne nécessitait qu’un seul véhicule. Ce qui oblige les usagers à payer le triple de ce qu’ils payaient avant l’arrivée du Ter. Certains bus Tata, face à une telle situation, ont dû changer leurs itinéraires.

 

Agressions, Vols à l’arrachée … 

 

Toutefois, les craintes vont au-delà de l’aspect financier. Chaque jour, quand le voile noir commence à recouvrir le ciel, des voleurs assaillissent les alentours de la voie ferrée sur laquelle va bientôt rouler le train express régional. Ce qui plonge les passagers dans une grande angoisse. Malgré les patrouilles effectuées par la police de Yeumbeul dans cette zone où l’électrification fait défaut, les cas d’agressions se multiplient. «Hier nuit, une femme s’est fait agresser sous nos yeux. Ils lui ont piqué sa pochette avant de s’évaporer dans la nature», témoigne une dame installée confortablement sur un siège du ‘’Ndiaga Ndiaye’’. Comme pour confirmer ses dires, son voisin ajoute : « c’est ici qu’on m’a volé mon téléphone». Des débats qui tous les jours s’invitent dans les transports en commun. Cependant, mis à part les agressions, vols à l’arrachée aucun cas de meurtre n’a été enregistré sur cette partie du réseau ferroviaire.

 

Visiblement désespérés, les habitants de ‘’Keur-Massar’’, ‘’Route de Boune’’, ‘’Mbed Fass’’, ‘’Comico Yeumbeul’’ entre autres, gardent néanmoins une once d’espoir. Selon ces derniers, une fois que les travaux du Ter seront achevés, leur calvaire quotidien ne sera qu’un vieux souvenir. Ce train qui  va coûter 568 milliards de francs cfa, reliera Dakar-Diass en passant par Diamniadio…

 

Travaux du TER :   Fass-Mbao, Route de Boune, Keur Massar, Yeumbeul... rament sur les rails de la souffrance (Reportage)

 

Travaux du TER :   Fass-Mbao, Route de Boune, Keur Massar, Yeumbeul... rament sur les rails de la souffrance (Reportage)

 

Travaux du TER :   Fass-Mbao, Route de Boune, Keur Massar, Yeumbeul... rament sur les rails de la souffrance (Reportage)

 

Travaux du TER :   Fass-Mbao, Route de Boune, Keur Massar, Yeumbeul... rament sur les rails de la souffrance (Reportage)

 

Travaux du TER :   Fass-Mbao, Route de Boune, Keur Massar, Yeumbeul... rament sur les rails de la souffrance (Reportage)

 

Travaux du TER :   Fass-Mbao, Route de Boune, Keur Massar, Yeumbeul... rament sur les rails de la souffrance (Reportage)

 

Travaux du TER :   Fass-Mbao, Route de Boune, Keur Massar, Yeumbeul... rament sur les rails de la souffrance (Reportage)

 

Travaux du TER :   Fass-Mbao, Route de Boune, Keur Massar, Yeumbeul... rament sur les rails de la souffrance (Reportage)

 

Travaux du TER :   Fass-Mbao, Route de Boune, Keur Massar, Yeumbeul... rament sur les rails de la souffrance (Reportage)

 

Travaux du TER :   Fass-Mbao, Route de Boune, Keur Massar, Yeumbeul... rament sur les rails de la souffrance (Reportage)

Société

SÉNÉGAL : Les élections locales auront lieu avant le 28 mars 2021

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élections locales
Les élections départementales et municipales au Sénégal qui étaient initialement prévues le 1er décembre 2019, auront finalement lieu le 28 mars 2021. Ceci intervient après un amendement du Gouvernement du Sénégal sur le projet de loi portant report des élections locales et prorogation du mandat des conseillers départementaux et municipaux.
Le reste du calendrier électoral reste sans changement.
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Société

Kolda : Le triste sort des divorcées, mères célibataires et veuves

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divorcées

À Kolda, une des régions de la verte Casamance, le sort des femmes veuves, mères célibataires, divorcées est peu enviable. Des difficultés de la vie, des problèmes de moyens et une sorte de stigmatisation font qu’elles se sentent vivre dans un monde très fermé. Une situation qui s’explique bien car, elles disent avoir peur de se dévoiler au public. Dakaractu a pu entrer en contact avec quelques-unes de ces femmes. Celles-ci, dans ces lignes qui suivent, ont accepté de se prononcer sur le calvaire quotidien. Ce, pour décrire les difficultés auxquelles elles sont confrontées tous les jours. Un quotidien jonché de difficultés pour les veuves et mères divorcées devant trouver la pitance et nourrir leurs enfants.

‘’J’allais me retrouver dans la prostitution clandestine puisque …’’

B. Seydi, est de ces dames qui ne cachent pas leur situation. ‘’Je suis veuve depuis 10 ans et je me démène comme une diablesse pour subvenir à mes besoins. Mon mari est décédé depuis 2009 en me laissant avec nos 5 enfants. Je n’ai aucun soutien car mon défunt époux était ouvrier. Je fais de petits boulots pour survivre en vendant du poisson et des légumes. Mes enfants, eux, sont encore à l’école, le plus âgé est en classe de troisième. Au début, après mon temps de veuvage, beaucoup d’hommes se sont présentés à moi. Mais, j’ai vu qu’ils n’étaient pas sérieux. Ils voulaient profiter de ma position de faiblesse pour s’amuser. Bien entendu, ce que j’ai catégoriquement refusé. Si je ne croyais pas en Dieu, j’allais me retrouver dans la prostitution clandestine puisqu’une de mes amies a failli m’attirer dans ce business. Nous sommes exposés à d’innombrables tentations. Mais, on résiste à l’appel pour nous ériger en exemple aux yeux de nos enfants’’, a-t-elle confessé.

‘’ Pour subvenir à mes besoins et à ceux de mes enfants, je suis obligée de …’’

Dans la même zone géographique, A.  M, divorcée, semble chanter le même refrain. Mais son cas est un peu différent, puisque le papa de ses enfants est encore de ce monde. Interrogée, elle confie : ‘’Je suis divorcée depuis 8 ans à cause de mes belles-sœurs qui n’arrêtaient pas d’interférer dans mon ménage. De ce mariage j’ai eu 3 enfants. Aujourd’hui, la vérité est que je joints difficilement les deux bouts. J’ai subi un choc traumatique à cause de cette séparation que je n’arrive pas à digérer. Pour subvenir à mes besoins et à ceux de mes enfants, je suis obligée de me débrouiller. Malheureusement, les gens ignorent notre situation. Nous souffrons beaucoup en silence. Cela s’explique aussi par le fait que les hommes ne veulent pas se marier avec une divorcée avec enfants à la charge. Ce qui fait que les temps sont réellement durs. D’ailleurs, même mon aîné n’a pas pu continuer ses études. Depuis, notre séparation leur père ne fait plus rien pour eux. Nous voulons que les autorités nous recensent et nous viennent en aide, sinon nous allons tout droit vers la débauche. Et ce, même s’il y a quelques projets intervenant dans le domaine’’, raconte-t-elle.

Ces témoignages de femmes divorcées, veuves ou mère-célibataires sont loin de résumer leur calvaire. Pour preuve, au gré des investigations faites auprès de quelques-unes d’entre elles, il est apparu qu’elles sont trop nombreuses à souffrir en silence, à avaler des couleuvres sans aucune assistance. Ce qui fait qu’elles constituent des proies faciles, des personnes en position de faiblesse qui peuvent être des vecteurs de transmission de maladies sexuellement transmissibles ; impliquées dans le trafic de drogue et dans le grand banditisme.

‘’Que les autorités nous viennent en aide, sinon nous allons tout droit vers la débauche’’

Mère-célibataire, pour sa part, Mme S. quant à elle semble perdre espoir de lendemains meilleurs. Cela, elle l’a clairement dit. ‘’Je suis célibataire et mère de 2 enfants. Le regard de la société et les coups bas m’ont poussé à  adopter un certain comportement. Aujourd’hui, je fume et je bois. D’ailleurs, j’ai même quitté le domicile familial pour m’installer à la périphérie de la ville. J’estime que l’éducation de mes enfants m’importe peu, c’est à leur père de s’en occuper. Aujourd’hui, rien ne me fait plus mal parce que j’ai encaissé trop de coups. Il sera très difficile de revenir en arrière. Je n’ai pas choisi d’avoir cette vie. Je sais que je plairais à n’importe quel homme vu mon allure. Mais, il se trouve que, comme beaucoup de femmes dans ma situation, je souffre en silence. Nous voulons que l’État crée des centres dédiés aux femmes plus particulièrement les divorcées, les mères célibataires, entre autres’’.

Il est bon de signaler que trouver des femmes de ces catégories énumérées prêtes à partager leurs expériences n’a pas été de tout repos. Mais, les rares femmes rencontrées à cette occasion, disent s’être embarquées dans cette situation malgré elles, tandis que certaines estiment avoir fait un choix qui les a conduit à la vie qu’elles mènent aujourd’hui…

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Environement

Assainissement : Le comité de pilotage du projet de la dépollution du Nord de Dakar installé.

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dépollution du Nord

Le projet de la dépollution du Nord de Dakar va toucher plusieurs communes dans le Nord de Dakar. Sous l’égide du ministère de l’eau et de l’assainissement, l’Onas pilote ce projet qui contribue à l’amélioration des conditions sanitaires et environnementales des populations de l’agglomération de Dakar.
Il a été l’occasion, ce matin, de procèder à la mise en place du comité de pilotage en soutien à l’Onas dans la conduite de ce projet qui est hautement stratégique.
Il s’agira de veiller à ce que les difficultés précédemment connues, ne soient plus que de vieux souvenirs. Ce comité aura aussi à veiller sur les éléments d’éclairage qui pourraient être portés à l’attention des autorités pour une bonne prise en chage.
Le gouverneur de Dakar qui a procédé au  lancement de ce comité, a par ailleurs jugé qu’il s’agira en outre de prendre part aux stratégies et initiatives des autorités pour que ce projet soit mené sans difficultés particulières.

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