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TEKKI NA! (Par Didier Awadi)

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TEKKI NA de Didier Awadi

Dakar le 13 juin 2019
Mon cher Ndiaye, c’est encore moi Ndiaye. Comment  va l’état de ta santé là bas au canada? Quant à moi ici, Dieu merci.
Bref trêve de salamalecs, j’ai décidé de ne plus t’écrire. Oui tu as bien lu, ceci sera ma dernière lettre.
En vérité tu ne mérites pas que je perde mon temps à aller à la boutique, acheter du papier, une enveloppe, un bic bleu, un timbre, après avoir marché sous le chaud soleil jusqu’à la poste, me taper l’attente devant une caissière “soff” aigrie qui ne m’a même pas calculé avant de me servir, avec ce regard haineux, dont seules les femmes dont le khessal à mal tourné, ont le secret. Je te parle de ces vieilles rombières, anciennes gloires, qui ont pris 50 kilos après la cinquième grossesse, et qui ne comprennent toujours pas pourquoi elles sont trompées par des maris ventripotents, petits fonctionnaires absentéistes, corrompus, menteurs professionnels, infidèles patentés, à la recherche perpétuelles des petites vedettes super fraîches de séries sénégalaises genre: “maîtresse d’un homme marié”(comme si on pouvait être maîtresse d’un célibataire). Ca m’énerve, non, toi tu m’énerves. Je disais donc, je ne t’écrirais plus.
Ndiaye je suis sûr que tu as reçu toutes mes lettres, tu as beau faire le mort, tu les as toutes lues. Ça môme, j’en suis certain. Tu sais, chaque fois que je prends le temps de m’asseoir devant ma feuille, je le fais au nom de ce qu’il y a de plus sacré pour un Ndiayène. Et je ne parle pas de riz, ni de thé, de dormir, de colas, ou encore de madd, quand bien même, il serait assaisonné de sucre, de sel, de poivre, de piment, avec un “khott” bien gras et extraordinairement moelleux, pour ne pas dire juteux, consommé après avoir macéré trois heures au frigo, ce n’est pas ça Ndiaye:  C’est LA FAMILLE. Mais je doute que tu saches encore, ce que cela signifie…
Mais billaye DIEU te voit.
Tu sais, j’aurais pu te donner plein de nouvelles de la famille mais je ne le ferais pas.
A quoi ça sert de te dire que PAPE MBAAY est en chômage technique parce que les travaux du Train Express Régional TER sont arrêtés faute d’argent dans les caisses de l’état. S’il te plaît, ne me parles pas de l’inauguration en grande pompe du chef de l’état, on était en campagne électorale, les élections sont TER minées.
Sophie DIOP, qui se disait madame “je connais tout le monde”, je suis cadre du parti, j’ai gagné des marchés de l’état, attend toujours d’être payée. On lui a dit d’attendre, que le ministère a été ponctionné et que peut-être, si le budget est remis en place en Juillet,  au lieu du mois de Mars comme convenu, elle serait remboursée pour  les frais qu’elle a avancé pour les travaux effectués et pour lesquels madame la baronne, “Bari affaires” s’est endettée auprès de sa banque. Les huissiers rôdent autour de chez elle, ça ne sent pas bon du tout.
Mais à quoi ça sert de te raconter tout ça, je ne dirais plus rien du tout.
J’aurais pu te parler de l’affaire BBC, le scandale du pétrole et du Gaz qui secoue la république et la famille du Président, tu sais c’est l’affaire dont le jeune Sonko l’opposant radical parlait dans son livre ”solutions”. Apparemment l’histoire, ou plutôt la BBC semble lui donner raison. j’aurais pu te dire ce qu’on raconte sur le petit frère du président, celui qui aurait été l’intermédiaire (juste par hasard alors qu’il se promenait banalement en Chine) de ce MEGA DEAL du SIÈCLE avec un milliardaire humanitaire Roumain qui a découvert lui aussi par hasard les énormes réserves de pétrole de gaz du SÉNÉGAL. C’est une histoire compliquée pour moi personnellement.  Il paraît que l’IGE ( l’inspection générale d d’état) avait dit dans un rapport au président de ne pas signer, le président a dit qu’il n’avait pas vu ce rapport, et donc il a signé. Son excellence ne semble pas comprendre toute la polémique autour de cette banale affaire, c’est sûrement encore un coup des “opposants jaloux” comme ils disent. Il y a des imprudents qui osent démentir le président insistant sur le fait qu’il aurait bien reçu le fameux rapport. Maintenant ce fameux rapport traîne sur internet et le procureur voudrait savoir qui est la taupe qui a laissé fuiter le rapport secret. Le problème n’est donc pas sur le fond mais juste  sur la forme apparemment. Moi je n’y comprend rien et surtout, je ne veux pas de problèmes, je ferme ma bouche.
Tout ce qui m’intéresse dans cette affaire, je vais te le dire. Il paraît que c’est un business qui pourrait rapporter à chaqun des 15 millions de sénégalais que nous sommes, un minimum de 400.000frs cfa par personne. il y a de grandes manifestations ainsi que des marches qui se préparent, le pays vibre, les gens sont scandalisés, mais moi en vérité, tout ce qui m’intéresse dans ce feuilleton, c’est  juste mes 400.000fr à moi. Mon blé, mon flouz, ma part, mon dû, mon “gué juste”, mon pognon, mes biftons, ma maille, mon wari, mon khaliss, my money, mi diňero, mon patiana, enfin mon fric quoi, mon argenttttttt!!!!  Ça me permettrait de payer cet usurier de DIALLO le boutiquier du “kogn”. Ce traitre n’arrête pas de me vilipender, de raconter ma vie privée à tout le quartier. Tout le monde a des périodes difficiles dans sa vie, il pourrait le comprendre, et ce n’est pas pour 77560 fr cfa que je lui dois, depuis seulement 5 mois, qu’il doit me faire une pub mensongère, au point que je ne passe plus du côté de sa rue,  et billaye ça me fait très mal…
Tu sais, c’est là où habite la petite  BIJOUX. Je dis petite, mais c’est sans compter avec la générosité de la nature envers ses attributs et atouts naturels, fruits d’un héritage génétique très très généreux et que seuls la grâce et le génie peuvent mettre à la disposition de l’harmonie afin qu’elle soit sublimée à un niveau de perfection inégalée, bilaye Ndiaye j’en perds mon latin, il est difficile d’exprimer ma pensée à la manière de Senghor ou de Césaire dans la langue de Molière ou de  Voltaire. je préfère encore me taire… NDIAYE GONÉ BI BAAKH NA! Les vieux sont toujours obligés de marquer une pause pendant le damier, pour apprécier ce que la nature dans son infinie bonté a su offrir à cette douce et tendre Njagamar.
je suis obligé, disais-je donc, de faire tout le tour du quartier,  pour ne pas croiser le regard percant, cinique, sadique, satanique, maléfique, vicieux, malsain, sournois, mesquin et inquisiteur et les “BONZOURRR PATARON” très appuyés et pleins de sous-entendu de ce mauvais musulman, MAMADOU WOURY DIALLO sur la ceinture de mon père il ne l’emportera pas au paradis. Je ne sais même pas pourquoi je te raconte tout ça, et puis sakh je me suis promis de ne plus rien te raconter. je ne te dirais rien. Nada, touss, foye, nix.
PS: garde ton misérable portable canadien J’en ai plus besoin, car bientot je serais riche et avec mes 400.000 francs de l’argent SALL, j’irais au marché ALIZÉ m’acheter un Samsung S10 +.
NDIAYE TEKKI NA!
Bye!
C’est Ndiaye.
Ps2:  je suis prêt à te donner une dernière chance mais à la seule condition que tu répondes immédiatement  et surtout que tu fasses un geste. Tu sais que je serais bientôt riche et que bientôt J’aurais un téléphone tout neuf, il me faudra juste des airpods, ça môme ça ne te coûtera rien du tout au Canada

Maillon vehiculatoire de la pensée de Ndiaye :
DIDIER AWADI

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L’Histoire Générale du Sénégal : Le Pr Iba Der Thiam remet au PR les 5 premiers volumes produits

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L'Histoire Générale du Sénégal

Le comité de pilotage de la rédaction de l’Histoire Générale du Sénégal a remis les  cinq (5) premiers ouvrages produits du projet au Chef de l’État. Il s’agit du
Tome I qui retrace la Période ancienne  (antiquité, égyptologie du volume 3), des origines, héritages matériels et immatériels des civilisations sénégambiennes,
Tome II volume 1 qui revient sur la construction historique de l’espace du Sénégal du XIème au XXème siècle, le fer du Mumu, la terre des Lamanes, le glaive des rois et le sceau des marabouts,
Tome III volume 1A qui rappelle la période 1817 -1914 les années d’épreuves, de luttes armées et du renouveau, et le dernier ouvrage qui relate la Tuerie de Thiès : la grève des cheminots du Sénégal du 27 septembre 1938 (7 morts, 125 blessés).
Pour le Professeur Iba Der Thiam, le projet de rédaction de l’histoire générale du Sénégal est né sous le volontariat qui a d’ailleurs montré des limites pour réunir toute une équipe autour du concept global du projet. Cependant, les réponses obtenues dépassent largement les attentes relève-t-il. Le comité de pilotage s’est engagé à produire 25 volumes à raison de 5 volumes par an, informe l’historien. L’histoire générale du Sénégal va couvrir une séquence de 350.000 ans. Pour y arriver, le data mining, un système de collecte de données avec tout le spectre des sources écrites, orales, iconographiques, audiovisuelles, etc…, sera intégré au projet.

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« Et je choisis de vivre » projeté à Dakar à l’initiative d’AWA

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Et je choisis de vivre documentaire
« Et je choisis de vivre », ce documentaire émouvant qui continue de faire salle comble en France sera projeté au Sénégal, à l’initiative de l’Association Waël Arthur (AWA). Ce sera le mardi 11 juin à 19 heures, à Canal Olympia et les billets sont déjà disponibles à la librairie aux 4 vents. Réalisé par Nans Thomassey, ce documentaire est un voyage aux côtés d’Amande, qui, à tout juste 30 ans, a perdU son enfant. Pour se reconstruire, elle entreprend alors un parcours initiatique dans la Drôme, accompagnée de son ami réalisateur, Nans Thomassey. Ensemble, et sous l’oeil de la caméra, ils partent à la rencontre d’hommes et de femmes qui, comme Amande, ont vécu la perte d’un enfant.

Fondatrice d’AWA, Leïla Haïdar a vécu (et continue de vivre) la même épreuve qu’Amande comme elle le raconte : « Le 6 avril 2017, je suis devenue maman d’un petit garçon. J’étais loin de d’imaginer qu’un mois et dix jours après, je deviendrai une “Mam’Ange”. A l’occasion de son premier «anniver’ciel», j’ai décidé de lancer à AWA”.  AWA , comme l’explique sa fondatrice, a pour but de lever le tabou autour du deuil périnatal mais aussi de sensibiliser le grand public sur un deuil particulier souvent mal connu et mal reconnu. Et surtout d’informer et de soutenir les parents touchés par ce drame. Le but est également, au travers d’AWA, de faire connaître et d’apporter un soutien à des associations tournées vers les enfants, qui font un énorme travail tout au long de l’année.
A noter que la soirée cinéma-échange sera animée par le psychothérapeute Docteur Lamine Diouf.

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La silhouette du seigneur de la basse, toujours plus que jamais présente dans nos mémoires !

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La silhouette du seigneur de la basse, toujours plus que jamais présente dans nos mémoires !

25 Avril 2018 –  25 Avril 2019

Un an, jour pour jour, Habib FAYE, le seigneur de la basse, d’outre – tombe, fait parler son œuvre immense. L’idée géniale de l’animateur Pape Cheikh DIALLO, de nous faire remémorer, ce 25 avril 2019, dans cette chaine de télé tfm, la vie si courte, si profonde et si riche du gigantesque bassiste, nous a fait revivre de grands moments de musique, des moments historiques, de joie, d’émoi et de profondes réflexions.
Ce plateau de tfm, relevé par la présence du roi du mbalax, Youssou NDOUR, du maitre de la guitare, Vieux Mac FAYE, du trompettiste Jules GUEYE ami du défunt, de Bouba NDOUR et l’animateur Pape Cheikh DIALLO, vulgarise les dimensions du génie de la musique. Des compétences multiformes chantées, louées par ces sachants qui ont revisité la vie professionnelle du virtuose disparu. Ce qui nous a fait du baume au cœur et que nous agréons pour en avoir vécu quelques segments.
Ce sénégalais mondialement connu par son art, pour parler comme son grand – frère Youssou NDOUR, ce bassiste hors – pair, directeur d’orchestre a été l’architecte de la musique du Super étoile. Il a nous laissé une empreinte indélébile, comme l’a témoigné son ami Etienne MBAPPÉ. Un musicien si talentueux avec qui je n’ai jamais travaillé, a pesté le claviste Jean Philippe Rykiel. Selon, le grand guitariste d’origine métissée, Mactar SAMBA, ce musicien exceptionnel est toujours là, sa musique toujours présente, cet autodidacte avait un bagage musical impressionnant. Le génie de Habib, c’est d’avoir fait des choses simples très intéressantes mais aussi, savait faire des choses très compliquées : dixit Jean Philippe Rykiel selon qui, le disparu est du niveau des plus grands musiciens du monde, les plus grands bassistes américains ; je le dis au présent, pas au passé, parce qu’il est toujours présent. C’est quelqu’un qui m’a beaucoup appris.
Chanter ses louanges, c’est me glorifier, argue Youssou NDOUR. Un garçon très cultivé, généreux et très discret. Je dirai sans ambages que nous savons bien ce que Habib FAYE nous a légué. Je crois en Dieu ; je n’ai pas fabriqué Habib. Il allait très vite. Pourquoi plus vite que moi ? Il arrivait qu’il me corrigea en studio. Ce sont ses idées qui bouillonnaient, qui allaient plus vite que nous, d’après son grand frère vieux Mac, non sans se souvenir du jour, où, il est allé demander à Youssou NDOUR, au Thiossane Night club, de le laisser quitter la séance de répétition, parce devant venir étudier, à la maison.
Pape Cheikh DIALLO a évoqué le cas de l’européen, qui dans sa page facebook reprend ce que faisait HABIB FAYE. Ce dernier, Youan Houdren dit « Je l’écoute grâce à sa musicalité. J’ai été fasciné par le bassiste. Il est très rythmique. J’avais énormément de questions à lui poser, mais malheureusement, il est parti très tôt  ». Ce que confirme Jules GUEYE qui martèle que Habib, lui-même, était une école. Ce que fait ce musicien français est la copie de ce qu’il a fait avec Jacob PASTORUIS.
Habib savait voyager sur le manche la guitare basse, avec ses quatre cordes. La basse, le fredless, la contrebasse dont le doyen Doudou NIANG, féru de jazz, qui a fréquenté les plus grands musiciens de jazz américains, m’a confié qu’il l’a incité à le travailler davantage. Il le maniait à merveille. Ce fut lors de sa levée du corps à la mosquée de Grand Dakar. Selon Alioune WADE, un disciple du disparu, le maestro a révolutionné la musique. Il a fait l’unanimité ; ce qui est rare. Nous faisons partie de son héritage. Nous avons appris à travers ses lignes de basse ; dans élan d’humilité.
Pour Abdoulaye CISSOKHO, un autre musicien avec qui, il a travaillé, sa dimension musicale est méconnue par le Sénégal. Durant ces trente dernières années, sa touche a effleuré toute musique produite.
L’architecture mise en œuvre par Habib nous a prédisposés à perpétuer son œuvre en ce qui cerne le leader du Super – Etoile. Par conséquent, il était en avance sur le job du musicien, voire en phase avec la technologie, pour ne pas dire qu’il était un homme du futur, pour avoir, de sitôt, pensé à l’intégration de l’électronique dans la musique.
Le bassiste du Super étoile demeure Habib FAYE. Qu’il soit physiquement présent ou pas. Habib a été mon idole depuis ma tendre enfance. A l’écouter, je ne pouvais m’empêcher de pleurer. Je ne peux que tenter de restituer ce qu’il faisait. Je parle du meilleur bassiste au monde, j’allai dire le virtuose de la musique. Il était mon idole, ce musicien irremplaçable qu’on me demande de suppléer. En Afrique, on ne peut avoir meilleure référence que Habib FAYE. La première guitare basse avec laquelle il a joué au Super Etoile m’a été transmise par le musicien Edouard MANGA. Etienne MBAPPE et Richard BONA étaient ses fans. Ce sont les propos de Thierno SARR, l’actuel bassiste du Super Etoile .
Bravo  Pape Cheikh DIALLO pour l’organisation de cette soirée d’hommages rendus à ce virtuose de la musique, à cet architecte, cet énorme musicien dont le talent est mondialement reconnu. Miles Davis, BB KING et j’en passe, en ont témoigné, lors des festivals où ils ont croisé ce phénomène de l’art. Youssou NDOUR et tout ce beau monde qui a disserté sur le génie sénégalais dont l’anniversaire du rappel à Dieu, est fêté, ce soir de  25 avril 2009, dans sa grandeur.
Il est, à présent, l’heure de conclure ce texte. Une heure trente cinq minutes du matin. Jour ouvrable et veille d’un jour ouvrable. L’œuvre grandiose du disparu nous l’impose. C’est le mérite du talent fou d’un grand Sénégalais qui s’est mis en retrait. Une créature, membre de ce cercle restreint des génies qui apparaissent dans un cycle temporaire  trentenaire.
Qu’allah le garde éternellement au paradis !

Mame Aboulaye TOUNKARA

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