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Ibrahima Diagne, Administateur de Gaïndé 2000, au forum de Friedrich Nauman : « La révolution 4.0 va laisser de côté les personnes qui ne se donnent pas les moyens d’avoir les compétences requises pour la nouvelle économie »

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Comment le digital peut aider à l’amélioration des leviers de croissance dans le cadre d’une administration numérique. C’est le thème d’un forum initié ce mardi 1er octobre par la Fondation Friedrich Nauman dans un hôtel de la place. Cette rencontre a enregistré la participation d’éminentes personnalités connues dans le monde du numérique et la cérémonie d’ouverture présidée par la ministre de l’Économie numérique et des Télécommunications. En marge de ce forum, Dakaractu a interviewé Ibrahima Nour Eddine Diagne, Administrateur général de Gaïndé 2000, qui fait partie du Conseil numérique du Sénégal. Pour lui, l’économie du numérique est une réalité sous nos tropiques. Il préconise cependant d’en faire un levier aux fins d’accélérer le développement de notre pays. Ce qui sera très difficile compte tenu de la nature du tissu économique dominé par le secteur informel. Selon Ibrahima Nour Diagne, les acteurs de ce secteur doivent être accompagnés vers la transition numérique qui permettrait à l’État d’effectuer des rentrées d’argent. Un autre chantier énorme pour l’Etat, c’est l’instauration d’une identité numérique unique qui facilitera la traçabilité des transactions entre l’individu, le secteur privé et l’Etat. Se prononçant sur la menace qui pèserait sur l’emploi à cause de la percée du numérique, il met en avant la connaissance du digital pour ne pas être laissé sur le quai. Entretien…

Le numérique comme réponse aux défis du développement. C’est une possibilité au Sénégal ?

Oui, bien entendu. C’est déjà une réalité. Aujourd’hui, nous sommes dans une économie dépendante du numérique à tout point de vue. La question fondamentale, c’est comment, de façon stratégique, on peut prendre ce levier numérique, et le positionner comme un accélérateur de ce développement là. Parce qu’aujourd’hui, c’est déjà une réalité. Pour cela, comme il a été dit, dans les propos à l’introduction, il est important que les différents acteurs puissent jouer le rôle qui est le leur. Le secteur privé d’abord, qui est le principal bénéficiaire à la fois d’une économie numérique émergente, mais également l’État qui est l’organisateur et le régulateur de cette économie. Nous savons que l’État a pris beaucoup d’initiatives, particulièrement sur le plan législatif et il est en train de porter une loi sur les start-up et une loi sur les télécommunications. Ce qui va venir actualiser notre arsenal juridique. Et tous les projets structurants qui ont été de nature à nous rassurer que le Sénégal est sur la bonne voie. Mais il nous faudra avoir cette dynamique ; c’est à dire ce carburant qui doit nous permettre de pouvoir exploser avec ces initiatives publiques et la capacité du secteur privé. Et comme cela a été dit, cette articulation public-privé est essentielle à notre sens pour la construction de notre économie digitale, prospère pour le bien de tous.

Mais le tissu économique sénégalais, tel qu’il est actuellement, peut-il faciliter la révolution numérique ?

Le tissu économique sénégalais est largement dominé par le secteur informel. C’est à la fois une opportunité et une menace. 

Une opportunité, parce que la capacité d’apporter des services est très avancé et vous savez que sur les réseaux sociaux, les entreprises, les petites entreprises et les très petites entreprises, font beaucoup de commerce électronique et mènent beaucoup d’activités qui répondent aux besoins des populations. 

Là où le bât blesse, c’est qu’elles ne sont pas visibles dans les statistiques parce que c’est un caractère informel. Donc, sur le plan fiscal, il n’y a pas de revenus pour l’État du Sénégal. 

Je pense que le fichier économique n’est pas en soi une faiblesse, mais il faudrait qu’on ait une visibilité. Pour cela, l’État doit encourager les acteurs à être sur les plateformes qui sont plus visibles, non pas dans un but de répression fiscale, mais dans le but de les canaliser, de les encadrer et éventuellement avoir des statistiques fiables sur l’évolution de cette économie numérique.

Vous avez parlé d’identité numérique, de quoi s’agit-il vraiment ?

Vous avez une multitude d’identités  (judiciaire, administrative, sanitaire) mais on ne peut pas être un pays dit numérique, s’il y a autant d’identités qu’il y a d’interfaces et d’acteurs avec lesquels vous devez entreprendre. C’est un chantier structurant et important. C’est un chantier de l’État que de mettre en place une identité numérique et que chaque citoyen sénégalais à la naissance, ait une identité unique, à travers laquelle, elle peut faire toutes ses interactions avec l’État et le secteur privé, qu’elle puisse ouvrir un compte bancaire, souscrire à une assurance. C’est cette identité qui va suivre l’individu. C’est ce qu’on appelle une identité numérique parce qu’au delà d’être un numéro, il faut qu’elle puisse être traduite par un certificat digital qui permettra à la personne de pouvoir faire des transactions en ligne, avec le gouvernement.

Peut on développer l’Intelligence artificielle au Sénégal sans pour autant précariser l’emploi ?

Il y a beaucoup d’économistes qui ont des idées différentes sur la question. Depuis l’ère du temps, les innovations ont toujours apporté des ruptures. Où les gens ont redéfini de nouvelles compétences pour pouvoir maintenir les emplois. Donc, le taux d’emplois, historiquement, n’a jamais été compromis par une révolution technologique. Que ce soit la révolution industrielle et toutes les autres qui ont suivi. 

Par contre, il y a un déplacement. Ça veut dire que celui qui avait un emploi basé sur la force avant la révolution industrielle, il a peut être perdu son emploi pendant qu’un autre en a gagné. Donc les statistiques, elles cachent toujours les personnes qui sont naufragées d’une transition. Il est important de dire que cette révolution industrielle 4.0 qu’on appelle la révolution digitale, elle va laisser de côté toutes les personnes qui ne se donnent pas les moyens d’avoir les compétences requises pour la nouvelle économie. C’est pour ça que la formation est importante. Il est également utile de sensibiliser les jeunes à ne pas s’engouffrer dans des formations qui n’ont pas d’avenir parce que l’intelligence artificielle ou le digital vont rendre caducs ces emplois.

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eBrada : Cherno Jagne invente la machine à thé (Ataaya)

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En terme d’innovation, les africains ne manquent pas d’ingéniosité et sont prêts à investir tous les secteurs d’activités pour faire éclore leur coup de génie. Un Gambien du nom de Cherno Jagne vient de créer une machine à thé automatique. Faisant allusion à la théière (Barada), la machine ‘’ eBrada ’’  va tout simplement  changer le cours de la vie des amateurs de thé. Elle va ainsi faciliter le processus de fabrication du thé qui ne nécessite pas une certaine expertise. Plus besoin d‘être un expert pour préparer un bon ataya, même un profane peut le faire. L’inventeur explique le procédé dans une vidéo.  De la préparation au temps de cuisson, le thé devient magique. Les feuilles de thé vert qui étaient sélectionnées seront placées dans un panier de thé. Le sucre, la menthe et tous les condiments  seront mis dans le panier à sucre avant d’ajouter de l’eau. La cuisson terminée, l’avertisseur sonore et le voyant rouge qui passe au vert indiquent que le thé est prêt à la consommation.
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Décryptage – Entrée de Free sur le marché des Télécoms : Comment le consommateur pourrait profiter de la concurrence dans la téléphonie

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La concurrence profite au consommateur. Tigo, qui a migré mardi dernier en Free, a déjà cassé ses prix et pourrait voir ses concurrents s’aligner sur ses nouveaux tarifs. Et, les prix des services mobiles pourraient encore baisser, au grand bonheur des consommateurs sénégalais, qui en profitent.

Tigo a été « rebaptisé » Free. Le baptême est suivi d’une fête où les invités se sont retrouvés autour d’un repas. Il y’avait 4 offres alléchantes pour le consommateur. Pour 1000 francs CFA, il se retrouve avec un forfait de 30 minutes, valable 30 jours, avec 2 gigaoctets de données et des appels illimités via WhatsApp. Le tout valable 30 jours. Au même prix, renseigne L’Observateur, Orange Sénégal propose 90 minutes d’appels, 300 mégaoctets de data.  

Vers une baisse des prix des services mobiles

Avec le nouvel opérateur, les sénégalais téléphoneront plus, pour moins cher. Les tarifs de consortium Saga africa holdings limited révèle une baisse des prix des services mobiles, du moins pour les forfaits classiques et pour les offres. Et les consommateurs semblent être prêts à migrer vers Free. 

« L’enjeu pour le consortium Saga africa holdings limited qui gère Free est très clair : taper dans les 9,2 millions de clients mobiles que possède Orange Sénégal pour faire monter ses parts de marché qui sont actuellement à 25% », lit-on dans L’Obs. Free veut sortir le consommateur de la jungle technologique dans laquelle il est embourbé, selon Mamadou Mbengue, le directeur général. 

Le nouvel opérateur de réseau a déclenché une guerre des prix avec ses concurrents Orange et Expresso, en menant une politique tarifaire agressive. « Orange principalement doit réagir de manière commerciale pour faire face. La première réponse de Orange est de baisser ensuite de voir juridiquement si l’Artp peut rappeler à l’ordre son concurrent », explique Mountaga Cissé, consultant en Tic, interrogé par nos confrère de L’Observateur. 

« Le consommateur aura l’embarras du choix et ce sera tout bénef »

Le formateur en nouveaux médias reconnait que « tout cela est bénéfique pour le consommateur ». « Le consommateur aura l’embarras du choix et ce sera tout bénef », se réjouit le membre fondateur du réseau des bloggeurs au Sénégal.  Le panel des offres est désormais très large, au grand bonheur des consommateurs, qui a accueilli Free avec enthousiasme. Sur les réseaux sociaux, les réactions n’ont pas tardé. 
On note déjà une la baisse de 20% de l’ensemble des tarifs de Orange, mais cela ne suffit toujours pas si on compare avec les nouvelles offres de Free. Les nouvelles offres, plus généreuses en temps de communication, contribuent à la baisse des prix des services mobiles pour l’ensemble des clients, qui utilisent leur sim en fonction des promotions des opérateurs…

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Téléphonie : Les forces et faiblesses de Free, selon le Dr Abdou Khadre Lo, Directeur Afrique du cabinet Access Partnership

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L'arrivée de Free

Le secteur des télécommunications a été un peu secoué mardi dernier, du fait de l’entrée en scène de la nouvelle marque Free en remplacement de Tigo. Alors que sur les réseaux sociaux et les places publiques, les populations étaient divisées sur la question, l’on a pensé interroger quelques spécialistes des télécoms. Ce, pour voir les forces et faiblesses de ce produit qui suscite moult interrogations et anime les passions. Le Dr Abdou Khadre Lo, directeur Afrique du cabinet Anglo-Americain Access Partnership, a répondu aux questions de Dakaractu. Il est par ailleurs, membre de l’Union africaine des télécommunications (Uat) et de l’Union internationale des télécommunications (Uit).

Globalement comment appréhendez-vous l’arrivée de Free sur le marché sénégalais ?

L’arrivée de Free est de toute façon positive parce qu’elle booste le secteur avec une concurrence qui sera accrue et certainement plus qualitative. D’autant plus que le Consortium est constitué de Free (France), Teylium (Sénégal) et Axion (Madagascar). Donc 3 acteurs avec une certaine expérience dans le domaine. N’oublions pas que Yerim Sow (Teylium) a démarré par la téléphonie.

Est-ce un opérateur qui pourrait chambouler le secteur de la téléphonie/internet ?

C’est fort possible. Parce que Free a la réputation de casser les prix et d’avoir une stratégie marketing et tarifaire très agressive. L’offre sur laquelle ils ont abondamment communiqué pour démarrer le montre, si besoin en était. Avec 6 000 F Cfa, ils proposent un bundle comprenant 800 mn tous réseaux + 10 Go (3G), +10 Go (4G) +WhatsApp gratuit valable 30 jours. C’est extrêmement alléchant. Reste à savoir ce qu’en diront les autres opérateurs et l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), en terme de conformité. Est-ce réaliste? Free vendra-t-il à perte? Ce sont des questions qui devront trouver des réponses.

On a vu dans les réseaux sociaux, beaucoup de sénégalais qui émettent des réserves concernant ce nouveau produit (Free). Si l’on prend en compte le fait que Orange gère une importante part de marché au Sénégal, croyez-vous aux chances de Free de tenir la tête hors de l’eau pendant longtemps ?

Tout d’abord les 2 autres “gros” opérateurs avaient déjà la tête hors de l’eau. Orange s’est certes taillée la plus grosse part, mais les autres ne sont pas en faillite non plus. Après, le nouveau Consortium va apporter certainement plus de dynamisme dans le secteur du fait de la qualité des acteurs.

À votre avis, quelles seraient les forces et faiblesses de Free à l’état actuel ? 

Free a cette force extraordinaire qui consiste à être extrêmement compétitif sur les prix. En France, ils sont arrivés sur le marché, en 2007, comme 4ème opérateur, mais aujourd’hui ils sont classés 2ème en terme d’expérience/satisfaction client. Derrière Orange mais devant Bouygues et Sfr. Maintenant ils sont derniers en terme de couverture et de débit, derrière les 3 précités.

Il est apparu que vous disiez, dans un de vos post que j’ai pu lire, que l’arrivée de Free sur le marché pourrait radicalement changer la donne dans le secteur des opérateurs de réseau mobile au Sénégal. Sur quoi vous fondez-vous pour dire cela ?

D’abord parce qu’en 18 mois, Free (le Consortium) a déployé 1 600 km de fibre et 400 sites. C’est vraiment intéressant dans ce sens que cela va compléter l’offre d’Orange en la matière. Il y a donc une amélioration des infrastructures. Ensuite parce qu’ils vont se fonder sur leur expérience (notamment en matière de data) aussi bien en France que dans d’autres pays pour appliquer les mêmes recettes au Sénégal. Ils vont amener les autres à revoir leurs grilles. Au final, le consommateur peut y gagner, si la qualité de service est également au rendez-vous. Et ça, c’est du ressort du régulateur qui doit s’assurer que la promesse correspond à l’offre réelle et que les règles du marché sont respectées. Par exemple, la loi interdit de vendre à perte.

Nous avons aussi noté la présence d’une société de téléphonie typiquement sénégalaise à Matam. Qu’est ce qui explique qu’elle n’est pas trop connue ? 

Effectivement, il s’agit de Hayo (Csu) qui est le 4ème Mno (opérateur de réseau mobile) derrière Orange, Free et Expresso. C’est le seul opérateur à 100% sénégalais. Et nous gagnerions à ce qu’il survive dans cette jungle. Je pense qu’il faudrait revoir le cahier des charges et lui permettre de sortir de Matam pour offrir ses services sur l’ensemble du territoire. Je pense qu’il nous faut encourager les initiatives locales. Si on veut bâtir demain suffisamment de champions nationaux.

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