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Société

Organisation de la présidentielle du 24 février : Le rapport peu complaisant des Observateurs de la société civile africaine.

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MEOSCA

Trois mois après la tenue du scrutin présidentiel, la Mission d’Observation Électorale de la Société civile africaine (MOESCA) a rendu public son rapport. Le document de 47 pages parvenu à Dakaractu s’est voulu très exhaustif sur le suivi du processus électoral.

Les observateurs de la société civile africaine, ont souligné les bons points mais aussi les manquements qui doivent être corrigés à l’occasion des prochaines échéances électorales.

Selon le document, la présidentielle s’est tenu dans un “contexte de faible dialogue entre le pouvoir en place et les partis d’opposition, entrainant de surcroît un déficit de confiance entre les acteurs”.

Le document de souligner que “ les dysfonctionnements des élections législatives passées qui avaient été difficiles au niveau organisationnel, ont davantage détérioré le climat politique pré électoral de cette présidentielle”.

Le écueils du parrainage mis à nu

La loi sur le parrainage qui fait beaucoup jaser n’a pas été laissée en rade par les Observateurs de la société civile africaine. S’ils estiment que “cette loi de filtre électoral, est salutaire pour les grandes démocraties comme le Sénégal”, ils ne ferment pas les yeux sur ses faiblesses. Lesquelles faiblesses, indique la MOESCA, peuvent être amenées à compromettre dans sa mise en oeuvre, des principes essentiels du vote, comme l’égalité, le secret, l’intégrité, posées par les Lois sénégalaises et les standards internationaux. 

La première limite réside dans le fait qu’en cas de doublon, le parrainage est validé selon l’ordre de dépôt des candidatures”, fait constater la MOESCA qui ajoute que ce système de traitement des doublons est de nature à engendrer une rupture d’égalité entre les candidats, en ne se fondant sur aucun autre critère que l’heure de soumission matérielle du dossier.

Notre dynamique MOESCA a noté également que le principe de parrainage tel que pratiqué, présente également un risque pour la préservation du secret du vote, en obligeant l’électeur à faire son choix publiquement, son identité et sa signature figurant sur la fiche de parrainage. Cette modalité tend également à altérer l’intégrité du vote, un électeur pouvant se trouver plus facilement sous le coup des facteurs exogènes pouvant influencer le vote”, poursuivent les observateurs de la société civile africaine.

Par ailleurs, la MOESCA semble regretter l’absence de candidatures féminines à la présidentielle et trouve qu’elle est contraire à l’article 29 de la Charte Africaine de la Démocratie, des Élections et de la Gouvernance qui énonce le rôle irréfutable des femmes dans la vie politique et l’importance de leur inclusion dans le développement et le renforcement de la Démocratie.

Doute sur l’indépendance de la CENA et du CNRA

Au sujet de l’administration électorale, la MOESCA trouve que le mode de nomination des membres de la CENA et du CNRA crée certains doutes sur l’indépendance de ces instances liées aux opérations électorales. “Il a été également constaté que cette structuration de gestion n’est pas de nature à créer «  la confiance des acteurs et protagonistes de la vie politique » tel que préconisé par l’article 3 du Protocole additionnel de la CEDEAO sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance de 2001”, ajoute le document.

La modification de la carte électorale à quelques mois du scrutin a été aussi passée à la loupe par les Observateurs de la société civile africaine. Ils estiment que “l’intervention tardive de cette décision de transfert des électeurs comportait un risque quant à l’identification par ces derniers de leurs bureaux de vote.”

La Moesca en faveur d’un code de conduite en période électorale 

Abordant la campagne électorale, la MOESCA a relevé des manquements quant à l’absence de code de conduite encadrant le comportement des partis politiques en période électorale. “Cette lacune n’est pas de nature à créer un climat propice à une conduite apaisée des activités de campagne des candidats et de leurs militants”, se soucie l’organisation.

L’absence de législation encadrant les dépenses de campagne a attiré l’attention des observateurs de la société civile. “Cette absence n’est pas de nature à favoriser le principe d’égalité de chances entre les candidats en compétition pour la magistrature suprême”, ont-ils souligné. Il a été constaté une disproportionalité des affiches et encarts publicitaires des candidats dont la forme et la taille rivalisaient en fonction des moyens déployés par tel ou tel candidat.

La MOESCA a déploré l’absence d’identification des membres des bureaux de vote. Selon elle, cet état de fait, crée une certaine confusion dans l’identification des membres de bureaux de vote. “Le Sénégal devrait y penser pour corriger cette identification”, recommande l’organisation.

Société

SÉNÉGAL : Les élections locales auront lieu avant le 28 mars 2021

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élections locales
Les élections départementales et municipales au Sénégal qui étaient initialement prévues le 1er décembre 2019, auront finalement lieu le 28 mars 2021. Ceci intervient après un amendement du Gouvernement du Sénégal sur le projet de loi portant report des élections locales et prorogation du mandat des conseillers départementaux et municipaux.
Le reste du calendrier électoral reste sans changement.
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Société

Kolda : Le triste sort des divorcées, mères célibataires et veuves

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divorcées

À Kolda, une des régions de la verte Casamance, le sort des femmes veuves, mères célibataires, divorcées est peu enviable. Des difficultés de la vie, des problèmes de moyens et une sorte de stigmatisation font qu’elles se sentent vivre dans un monde très fermé. Une situation qui s’explique bien car, elles disent avoir peur de se dévoiler au public. Dakaractu a pu entrer en contact avec quelques-unes de ces femmes. Celles-ci, dans ces lignes qui suivent, ont accepté de se prononcer sur le calvaire quotidien. Ce, pour décrire les difficultés auxquelles elles sont confrontées tous les jours. Un quotidien jonché de difficultés pour les veuves et mères divorcées devant trouver la pitance et nourrir leurs enfants.

‘’J’allais me retrouver dans la prostitution clandestine puisque …’’

B. Seydi, est de ces dames qui ne cachent pas leur situation. ‘’Je suis veuve depuis 10 ans et je me démène comme une diablesse pour subvenir à mes besoins. Mon mari est décédé depuis 2009 en me laissant avec nos 5 enfants. Je n’ai aucun soutien car mon défunt époux était ouvrier. Je fais de petits boulots pour survivre en vendant du poisson et des légumes. Mes enfants, eux, sont encore à l’école, le plus âgé est en classe de troisième. Au début, après mon temps de veuvage, beaucoup d’hommes se sont présentés à moi. Mais, j’ai vu qu’ils n’étaient pas sérieux. Ils voulaient profiter de ma position de faiblesse pour s’amuser. Bien entendu, ce que j’ai catégoriquement refusé. Si je ne croyais pas en Dieu, j’allais me retrouver dans la prostitution clandestine puisqu’une de mes amies a failli m’attirer dans ce business. Nous sommes exposés à d’innombrables tentations. Mais, on résiste à l’appel pour nous ériger en exemple aux yeux de nos enfants’’, a-t-elle confessé.

‘’ Pour subvenir à mes besoins et à ceux de mes enfants, je suis obligée de …’’

Dans la même zone géographique, A.  M, divorcée, semble chanter le même refrain. Mais son cas est un peu différent, puisque le papa de ses enfants est encore de ce monde. Interrogée, elle confie : ‘’Je suis divorcée depuis 8 ans à cause de mes belles-sœurs qui n’arrêtaient pas d’interférer dans mon ménage. De ce mariage j’ai eu 3 enfants. Aujourd’hui, la vérité est que je joints difficilement les deux bouts. J’ai subi un choc traumatique à cause de cette séparation que je n’arrive pas à digérer. Pour subvenir à mes besoins et à ceux de mes enfants, je suis obligée de me débrouiller. Malheureusement, les gens ignorent notre situation. Nous souffrons beaucoup en silence. Cela s’explique aussi par le fait que les hommes ne veulent pas se marier avec une divorcée avec enfants à la charge. Ce qui fait que les temps sont réellement durs. D’ailleurs, même mon aîné n’a pas pu continuer ses études. Depuis, notre séparation leur père ne fait plus rien pour eux. Nous voulons que les autorités nous recensent et nous viennent en aide, sinon nous allons tout droit vers la débauche. Et ce, même s’il y a quelques projets intervenant dans le domaine’’, raconte-t-elle.

Ces témoignages de femmes divorcées, veuves ou mère-célibataires sont loin de résumer leur calvaire. Pour preuve, au gré des investigations faites auprès de quelques-unes d’entre elles, il est apparu qu’elles sont trop nombreuses à souffrir en silence, à avaler des couleuvres sans aucune assistance. Ce qui fait qu’elles constituent des proies faciles, des personnes en position de faiblesse qui peuvent être des vecteurs de transmission de maladies sexuellement transmissibles ; impliquées dans le trafic de drogue et dans le grand banditisme.

‘’Que les autorités nous viennent en aide, sinon nous allons tout droit vers la débauche’’

Mère-célibataire, pour sa part, Mme S. quant à elle semble perdre espoir de lendemains meilleurs. Cela, elle l’a clairement dit. ‘’Je suis célibataire et mère de 2 enfants. Le regard de la société et les coups bas m’ont poussé à  adopter un certain comportement. Aujourd’hui, je fume et je bois. D’ailleurs, j’ai même quitté le domicile familial pour m’installer à la périphérie de la ville. J’estime que l’éducation de mes enfants m’importe peu, c’est à leur père de s’en occuper. Aujourd’hui, rien ne me fait plus mal parce que j’ai encaissé trop de coups. Il sera très difficile de revenir en arrière. Je n’ai pas choisi d’avoir cette vie. Je sais que je plairais à n’importe quel homme vu mon allure. Mais, il se trouve que, comme beaucoup de femmes dans ma situation, je souffre en silence. Nous voulons que l’État crée des centres dédiés aux femmes plus particulièrement les divorcées, les mères célibataires, entre autres’’.

Il est bon de signaler que trouver des femmes de ces catégories énumérées prêtes à partager leurs expériences n’a pas été de tout repos. Mais, les rares femmes rencontrées à cette occasion, disent s’être embarquées dans cette situation malgré elles, tandis que certaines estiment avoir fait un choix qui les a conduit à la vie qu’elles mènent aujourd’hui…

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Environement

Assainissement : Le comité de pilotage du projet de la dépollution du Nord de Dakar installé.

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dépollution du Nord

Le projet de la dépollution du Nord de Dakar va toucher plusieurs communes dans le Nord de Dakar. Sous l’égide du ministère de l’eau et de l’assainissement, l’Onas pilote ce projet qui contribue à l’amélioration des conditions sanitaires et environnementales des populations de l’agglomération de Dakar.
Il a été l’occasion, ce matin, de procèder à la mise en place du comité de pilotage en soutien à l’Onas dans la conduite de ce projet qui est hautement stratégique.
Il s’agira de veiller à ce que les difficultés précédemment connues, ne soient plus que de vieux souvenirs. Ce comité aura aussi à veiller sur les éléments d’éclairage qui pourraient être portés à l’attention des autorités pour une bonne prise en chage.
Le gouverneur de Dakar qui a procédé au  lancement de ce comité, a par ailleurs jugé qu’il s’agira en outre de prendre part aux stratégies et initiatives des autorités pour que ce projet soit mené sans difficultés particulières.

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