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Politique

Le Président Macky Sall, l’Armée et le parachèvement de la socialisation politique.

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Président Macky Sall

« Ce qui fait de tout homme un digne citoyen, c’est la volonté de subordonner les intérêts particuliers au bien public (Cicéron) »

Lors de son investiture le 02 avril 2019, le Président Macky SALL, a déclaré que son action durant les cinq années à venir sera placée, entre autres, sous l’autorité de causes transcendantes telles, la culture de la citoyenneté.

A cet effet, le Chef de l’Etat a invité les populations à prendre exemple sur l’institution militaire après avoir évoqué le concept « Armée-Nation ».

Une telle invite faite par le Président de la République, dans des circonstances aussi solennelles, nécessite d’être explicitée, parce qu’il ne fait point de doutequ’elle a pu soulever des questionnements au niveau de la plupart des populations pour qui, l’armée incarne la société de l’obéissance, tandis que le citoyen appartient à une société de liberté.

Il s’agit d’une opinion qui fut fortement consolidée par le Maréchal SOULT un napoléonien, qui inséra dans le règlement sur la discipline dans l’armée en 1833 que : « les ordres doivent être exécutés littéralement sans hésitation ni murmures » ; c’est l’obéissance passive.

Or, cette perception négative de la discipline militaire pourrait faire que les propos du Chef de l’Etat, apparaissent dans l’entendement de plusieurs citoyens, comme une apologie de « la servitude volontaire ».

D’où l’importance de rappeler l’évolution qui est survenue depuis la première moitié du XXème siècle.

En effet, avec la consolidation de l’Etat républicain, et sous l’influence sans cesse grandissante du « Mouvement de défense sociale nouvelle » l’idée du « soldat-citoyen » qui avait été lancée à la fin du XIXème siècle s’est affirmée, et ce faisant, a suscité plusieurs réformes, dont l’insertion dans le règlement sur la discipline que « tout chef détenant de la loi l’autorité dont il est investi, le respect qui lui est dû n’est autre qu’une soumission à la loi, expression de la volonté nationale ».

C’était dès lors, la consécration de la grandeur de la discipline militaire, dont le législateur montrait par ces dispositions qu’elle n’avait rien de servile parce qu’elle est impersonnelle et procède uniquement de ce que Montesquieu appelle l’éthique politique, c’est-à-dire le respect (l’amour) de la loi et des institutions.

Soumis à un conditionnement incessant, le soldat dans l’Etat républicain intériorise profondément la transcendance de la Patrie, de la Nation et de l’intérêt supérieur. Cette réalité réfute à suffisance l’idée simpliste selon laquelle, l’Armée se résume tout entière dans l’action faite de commandements et d’exécutions.

En France, au sortir du second empire, Labori, député socialiste avait perçu l’équivoque dangereuse qu’il pouvait y avoir, à propos de l’obéissance dans l’Armée, pour écrire dans un rapport au parlement, que « le français n’est plus soldat comme sujet d’un prince … il l’est comme citoyen d’une république ».

Il semble que c’est de cette déclaration qu’a été inférée l’expression « Armée républicaine ».

Notre Armée, à l’image des autres armées dans le monde, est le creuset de la citoyenneté et, cela se vérifie au fait que même en occident, le fait d’avoir séjourné dans l’Armée, offre des avantages à ceux qui désirent accéder à certaines fonctions dans l’Etat.

Et, puisque selon Fustel de Coulanges « dans un pays si l’armée ne déteint pas sur la société, la société déteint sur elle » ; le Président Macky SALL, par son invite, souhaite que l’armée déteigne sur notre société.

A ce propos, il convient de rappeler que le Président Abdou DIOUF était allé plus loin dans ses souhaits lorsqu’en réponse à la présentation des vœux de l’Etat-major général le 28 décembre 1984, il déclarait que « l’armée devait constituer le noyau essentiel de la Nation ».

La conjonction des souhaits des Présidents DIOUF et SALL, s’explique et se justifie par le fait que dans tous les pays, l’Armée a toujours été investie d’un rôle central consistant à participer activement à ce que Montesquieu appelle « l’éducation publique ».

S’agissant de nos jeunes Etats, ce rôle est d’autant plus nécessaire qu’il subsiste, par endroits, des réalités socio-culturelles dont les normes et les valeurs pèsent d’un plus grand poids que celles que propose l’Etat « abstraction juridique » encore mal perçue par beaucoup.

Il apparaît donc, que les Présidents DIOUF et SALL, rejettent tous deux l’idée qui avait été émise par BURK dans ses critiques contre la Révolution française de 1789, et selon laquelle, en matière d’émancipation des peuples, il faut laisser les choses à elles-mêmes, le temps étant le seul moyen qui s’impose.

Pour notre part, nous adhérons à la façon de voir des Présidents DIOUF et SALL, parce qu’au sortir du système colonial, le sujet devenu citoyen à part entière « doit être un homme nouveau », tout comme le déclarait SCHLESINGER à propos de l’américain libéré de la tutelle britannique.

Même concernant la France, il semble intéressant de rappeler que Winston CHURCHILL avait eu à déclarer que « l’Armée française joue pour l’unité de la France le rôle que la monarchie joue pour l’unité de la Grande Bretagne »

De ce qui précède il ressort de manière irréfutable que dans l’Etat républicain, il a toujours été dévolu à l’Armée la double mission de l’assimilation sociale, et de la culture de la citoyenneté.

Cependant, il demeure légitime de se poser la question de savoir pourquoi le Président Macky SALL a jugé utile d’appuyer l’invite qu’il a faite au Peuple de prendre exemple sur l’Armée nationale, par l’évocation de la dialectique « Armée-Nation » ?

Il nous semble que c’est ce que recouvre ce concept, qui constitue en soi, la réponse à cette interrogation.

Le soldat ayant profondément intériorisé la transcendance de la Nation, il est prêt à la défendre jusqu’au sacrifice suprême.

Ce sacrifice de soi, qui constitue l’acte d’une union-fusion suprême du soldat avec la Nation, fonde juridiquement et politiquement, la dialectique Armée-Nation.

De la définition ci-dessus, il ressort qu’il ne serait pas excessif de croire qu’en même temps qu’il invite à la culture de la citoyenneté, le Président Macky SALL, exprime in fine, son souhait de voir les forces vives de la Nation, emprunter l’élan patriotique du soldat, seul capable d’annihiler ce que Alain appelle la mécanique humaine qui est fortement dissociative, pour participer à un dialogue inclusif, où chacun pourra faire des propositions, ou exposer des contre-propositions, ou proposer des amendements.

Et, puisque c’est de la pluralité que se déduit le compromis, ce dialogue permettra à chacun d’avoir sa part dans la décision finale. En tout état de cause, il est constant que dans l’Etat, refuser le dialogue, c’est non seulement renoncer à l’exercice de sa citoyenneté, mais c’est favoriser l’émergence du dogmatisme.

Docteur Souleymane NDIAYE

Membre du SEN

Politique

Gamou : le nouveau cadre de l’opposition à Tivaouane

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Ce sera un chassé-croisé entre Macky Sall et le nouveau cadre de l’opposition en gestation. D’après des sources de «L’As», après Macky Sall, Idrissa Seck, Malick Gakou, Pape Diop, Aguibou Soumaré et Madické Niang sont attendus ce matin à Tivaouane. Sur les pas du Président Macky Sall, ils seront reçus par le Khalife général des Tidianes et par le porte-parole de la famille Sy, avant de regagner Dakar dans l’après-midi. Pour rester dans le sillage des visites aux chefs religieux, il y a lieu de signaler que le Président Macky Sall est attendu à Médina Baye, vendredi prochain.

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Politique

Ousmane Sonko : « Macky Sall fait de la diversion. En février 2024, il ne sera plus président de ce pays. Il doit être conjugué au passé »

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Le leader de “Pasteef” Les Patriotes était sans détours avec les questions d’actualités sur lesquelles il s’est prononcé à l’occasion d’un entretien accordé à la Sentv.

Ousmane Sonko , n’a pas été tendre avec le régime actuel. « Ce qui se passe actuellement dans le pays est tout simplement une diversion. Macky Sall veut faire oublier aux sénégalais les enjeux qui interpellent la nation en essayant de nous distraire autour d’un 3e mandat » dira le vainqueur de la présidentielle à Ziguinchor.

Et Ousmane Sonko, dans son argumentation, de souligner que : « cette situation économique qui empire, montre simplement que ce régime ne respecte pas les Sénégalais. Car ce rapport sorti récemment par l’équipe de doing business ne doit pas être honorifique, mais plutôt il devrait nous faire penser qu’être 123e sur 190 pays mérite beaucoup d’efforts à consentir »

En alertant, Ousmane Sonko s’exprimera sur ce qui se passe actuellement en Guinée en disant qu’il apporte son soutien au peuple Guinéen mais toujours, il faudrait que les peuples africains se réveillent.

En terminant ses propos, Ousmane Sonko, concernant le statut du chef de l’opposition,  notera que : « l’importance est de se concentrer sur les urgences, mais ce statut ne m’intéresse point ».
Il rappelle ainsi aux sénégalais que le président Macky Sall sera dès lors conjugué au passé en 2024 car, il ne sera plus président de ce pays.

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Première sortie de Sory Kaba depuis son limogeage : « Ma loyauté envers le Chef de l’Etat ne souffre d’aucune ambiguïté ; ni hier, ni aujourd’hui… »

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ma loyauté

Après avoir rendu Grâce à Allah (swt), Je tiens, à l’occasion de cette cérémonie de passation de services du Mercredi 30 octobre 2019 à 15 heures, à remercier vivement Son Excellence, le Président de la République, Monsieur Macky SALL, pour la confiance qu’il m’a toujours accordée depuis le début de notre cheminement.

Je tiens à rappeler que ma loyauté envers le Chef de l’Etat ne souffre d’aucune ambiguïté ; ni hier, ni aujourd’hui et, ceci, depuis qu’il m’a proposé de venir le rejoindre à la Marie de Fatick en 2010, alors que j’étais en activité en France.

Je voudrais, par ce canal, lui renouveler mon engagement sincère pour l’accompagner à réussir ses nobles et exaltantes missions à la tête de notre pays, pour ainsi concrétiser les grands Espoirs du peuple sénégalais vers la prospérité et l’émergence.

En outre, je tiens à remercier tous les sénégalais qui m’ont témoigné de leur sympathie et leur solidarité tout au long de mes fonctions à la tête de la Direction Générale d’Appui aux Sénégalais de l’Extérieur (DGASE). Ses remerciements vont également à l’endroit de mes amis, mes sympathisants, les Sénégalais de l’Extérieur ainsi qu’aux membres de ma famille.

Aux populations de la Région de Fatick, sans exclusive, je tiens à vous remercier chaleureusement et à vous rassurer de ma disponibilité, de mon engagement ferme, particulièrement pour la cause des femmes et des jeunes…Ma détermination pour relever les défis majeurs devant positionner notre ville dans le peloton des localités les plus prospères où il fait mieux vivre et résolument tournées vers le développement, demeure intacte.

Enfin, je remercie vivement mes collaborateurs, tout le personnel du MAESE et particulièrement de la DGASE, pour leur engagement, leur loyauté et leur dévouement dans l’accomplissement de la mission qui nous avait été tous confiée. La DGASE était une toute nouvelle création en 2013, quand le PR Macky Sall nous accordait sa confiance renouvelée et nous avons su relever les défis du moment.

A mon successeur, je lui souhaite d’avance une belle réussite dans la continuité des immenses chantiers ouverts, pour une gouvernance migratoire mieux repensée et harmonieusement partagée par tous les acteurs du sous-secteur, dans une démarche inclusive.

Enfin, je sollicite vos prières à l’endroit du Président Macky Sall et du Gouvernement, pour la réussite des importants programmes du PSE, au grand bénéfice du peuple Sénégalais.

Ambassadeur
Sory F. M. KABA

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