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Société

Multiplication des saisies de drogue en provenance d’Amérique du Sud : La Douane sénégalaise a-t-elle donné le déclic ?

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Depuis la saisie record, au port de Dakar, d’une quantité de 1110 kilos de cocaïne de drogue en provenance d’Amérique du Sud, opérée par la douane sénégalaise qui a fait preuve de perspicacité, les choses se corsent pour les narco-trafiquants. Les services de douane de tous les pays semblent alertés et il ne se passe pas une semaine sans qu’une importante saisie ne soit réalisée. En Afrique considérée comme une zone de transit ou en Europe.

En effet, les douaniers allemands ont découvert une cargaison de 4,5 tonnes de cocaïne qui était censé être…du soja, dans la deuxième semaine du mois de juillet. C’est à dire quinze jours après les saisies à Dakar. La drogue arrêtée au port de Hambourg, était comme c’est le cas au Sénégal, transportée par un navire de l’armateur italien, Grimaldi. Toutefois, le « Grande Benin » à bord duquel la marchandise a été retrouvée n’a pas été saisi.
Une semaine après, une autre cargaison supposée contenir des bananes a été appréhendé au même port. Elle était en provenance du Brésil. Encore l’Amérique du Sud. Au total, ce sont donc six tonnes de cocaïne qui ont été saisies par les douaniers allemands en l’espace de deux semaines.
Au mois d’août, c’est la France qui prend le relais en mettant la main sur 1066,5 kilos. La saisie a eu lieu au port de Havre et est considérée comme la plus importante de l’année.
Lundi 02 septembre, c’est la Guinée Bissau qui a frappé un grand coup contre les narco-trafiquants en saisissant près de deux tonnes, exactement 1869 kilos de cocaïne à Caio et à Cachungo. Huit suspects liés à cette affaire ont été interpellés par la police judiciaire bissau-guinéenne qui n’écarte pas l’éventualité de l’existence d’un lien entre cette saisie et celle de mars dernier. Et le calvaire des narco-trafiquants ne fait que commencer car tous les services de douane sont en alerte.
Mais le plus difficile reste. Il est plus aisé de faire une saisie que de tenir tête aux cartels après. Et à ce niveau, la douane sénégalaise a montré qu’elle n’a pas froid aux yeux. D’abord en saisissant un navire d’un géant armateur comme Grimaldi.
Depuis son arrivée à Dakar le 29 juin, le « Grande Nigeria » qui a transporté les quinze véhicules de marque Renault dans lesquels étaient cachés 798 kilos de cocaine rangés dans des sacs de sport, n’a plus quitté le port. Pis, il risque la vente aux enchères, en sus de l’amende réclamée par les soldats de l’économie pour cette importante saisie.
Conscient de sa puissance, l’armateur italien fait des pieds et des mains pour libérer et son navire, et l’équipage arrêté et placé sous mandat de dépôt. Mais c’est sans doute sans compter avec la détermination des autorités de laisser cette affaire suivre son cours normal.
C’est dire que Grimaldi Lines n’a d’autre choix que de se soumettre à la procédure judiciaire en cours, à l’issue de laquelle il risque de payer 143 milliards de francs d’amende que lui réclame la Douane Sénégalaise.

Economie

SENELEC : Intoxication autour d’une supposée dette de 247 milliards.

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Il ne se passe plus un jour sans qu’on nous parle d’une dette de 247 milliards de Fcfa que le ministre de l’Energie et du Pétrole, Makhar Cissé aurait laissé à la Senelec. A vrai dire, c’est de l’intox pure et simple. Pour la simple raison que ce montant correspondant en fait à la… créance que l’Etat du Sénégal doit à la Senelec. Ceux qui profèrent ces accusations ridicules ont besoin de cours en finances publiques puisqu’ils confondent dettes et créances.
La dette de Senelec est très largement en deçà du montant évoqué.
Senelec est une entreprise qui produit de la valeur et non une administration. Il est tout à fait normal donc qu’elle s’endette pour investir, augmenter son chiffre d’affaires et rembourser. Ce qu’elle fait correctement puisqu’elle n’a jamais été prise à défaut dans le remboursement de ses dettes.
Toute cette agitation s’explique par une seule raison : Makhtar Cissé dérange le sommeil de certains cercles.

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Société

Maison des esclaves de Gorée : La revitalisation de l’espace mémoriel en voie d’achèvement

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Depuis plus de 40 ans, la maison des esclaves est un lieu de mémoire et de réconciliation. Aujourd’hui, le gouvernement du Sénégal en partenariat avec la Coalition internationale des sites de conscience et la fondation Ford, entreprend une revitalisation majeure du site à l’identique. Cela implique de nouvelles expositions, l’ouverture de la maison de Victoria Albis du nom de la signare à qui, avait appartenu la villa et qui fait face à la maison historique de l’autre côté de la rue. À terme, il deviendra un centre international de documentation et d’interprétation de la traite négrière relié à la maison des esclaves.
« Cela suppose naturellement le déplacement de tout ce qui est bureau de la maison des esclaves elle-même, vers cet endroit. Nous conserverons l’espace mémoriel qui va continuer de jouer son rôle tandis que la maison Albis renfermera les bureaux et les nouvelles expositions que nous sommes en train de planifier », a confié le conservateur de la maison des esclaves de Gorée.

De nouvelles façons d’apprendre et la rénovation de ces deux édifices vont participer, activement, à la préservation et à l’amélioration de la façon dont les visiteurs devraient profiter du site.
« Il est difficile de rester au sommet comme le dit l’adage, qui ne peut plus monter risque de descendre et pour éviter cela, la maison des esclaves doit, du fait de son label, occuper la place qui est la sienne. Nous sommes obligés de mettre à la disposition du public, de tous les visiteurs, de nouveaux supports, notamment, scientifiques qui permettent à tout un chacun à partir de l’endroit où il est, d’avoir des informations sur la maison des esclaves, de pouvoir la visiter sans avoir besoin de se déplacer, sauf si c’est nécessaire », affirme Eloi Coly.

La nouvelle forme d’expositions qui va être édifiée consistera à mettre des panneaux temporaires présentant aux visiteurs des mots, des images et des concepts qui seront dans les espaces finaux, à travers, les deux bâtiments. Ils seront sur l’esclavage, l’Ile de Gorée, la mémoire, le passé et l’avenir.
« Les expositions existantes sont vieilles, parce que la dernière date de 1990, or cette exposition ne prend pas en compte les nouvelles implications, donc la réactualiser suppose l’intégration des nouvelles découvertes, des nouvelles visions, à savoir les nouvelles implications qui sont apparues depuis le printemps arabe mais également, la nouvelle compréhension qu’on a de cette page triste de l’histoire de l’humanité », explique le gestionnaire du site.

Le budget du financement pour la réhabilitation du site mémoriel est estimé à hauteur de 1.800.000 dollars dont une contribution de 1 million de dollars de la Fondation Ford et 800.000 dollars du gouvernement sénégalais.

Un groupe d’historiens et d’experts sénégalais et internationaux, en collaboration avec la communauté locale et des chercheurs, assure les travaux qui tendent à revitaliser la maison des esclaves, mais surtout, travaille pour partager l’histoire de cet important lieu de mémoire. La raison revient à faire en sorte que la maison historique exploite tout son potentiel pour servir de référentiel de connaissances sur la traite transatlantique des esclaves et de catalyseur du dialogue sur la mémoire et les questions clés auxquelles l’humanité est confrontée aujourd’hui. Cela permettra au musée de devenir un centre mondial d’excellence sur l’esclavage et ses conséquences contemporaines. Le projet de revitalisation de la maison des esclaves est à sa dernière phase. La fin des travaux est prévue d’ici la fin de l’année 2019.

Dans la même lancée, le comité scientifique en charge de la revitalisation de la maison des esclaves ambitionne de préserver la mémoire de feu Boubacar Joseph NDIAYE, considéré comme le conservateur en chef de la maison des esclavages. Ainsi, il aspire à sauvegarder le legs de ce dernier rappelé à Dieu le 6 février 2009.
éSi Joseph n’avait pas été là, évidemment, aujourd’hui,  ce que vous voyez n’aurait pas eu lieu parce qu’à l’époque où personne n’avait osé aborder ces questions qui étaient des questions tabous, il avait été là pour porter la parole et pour être le porte voix des sans voixé, témoigne son successeur. Eloi Coly de préciser que « dans la maison des esclaves, nous essayons d’entretenir cette mémoire de Joseph Ndiaye et dans le cadre du projet de revitalisation du site historique, ce qui avait constitué son bureau, va être un espace que nous allons aménager pour préserver sa mémoire ». Pour ce dernier, tout est arrivé par lui et il ne faudrait pas oublier, qu’à l’origine, il y avait eu un homme qui avait sacrifié sa propre vie, son avenir, pour défendre la cause des noirs.

Le projet de revitalisation du musée s’inscrit dans le cadre de la volonté commune des autorités étatiques en collaboration avec leurs  partenaires, pour faire du Sénégal, grâce à la maison des esclaves, le pays touristique le plus attractif.

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Société

TOUBA / Des Jeunes de l’Apr mettent en garde les agents de la Senelec qui menacent de saboter le Magal.

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Dans une déclaration qui circule dans la cité religieuse depuis quelques jours, l’on voit clairement des travailleurs supposés  appartenir à la convergence des travailleurs de Senelec, sous-section de Touba et au collectif des délégués du personnel, menacer de saboter le magal pour deux raisons principales :  mauvaises conditions de travail et services de la restauratrice du service jugés indésirables. En effet, les syndicalistes évoquent ce qu’ils considèrent comme étant ”un soutien coupable des autorités envers cette restauratrice au détriment de leurs intérêts, le mutisme complice de la DACI et de la Directrice Générale malgré les diverses interpellations à elles lancées par les délégués, l’insouciance de ces directions par rapport aux conditions de vie et de travail des agents de Touba et de Darou Khoudoss.”  
Dans le document, les manifestants affirment avoir déjà entamé le boycott des prestations de la restauratrice en question. 

Mis au courant de cette menace de sabotage, des jeunes se réclamant de l’Apr de Touba n’ont pas manqué de dénoncer cette situation qui cause déjà du tort aux populations dans certains quartiers de Touba. C’est du moins ce que martèle Talla Sylla. Dans sa déclaration à la presse, le jeune leader politique a rappelé à ces agents le caractère sacré du magal. ” Nous voulons leur faire savoir que, nous populations de Touba, nous ne tolérerons aucun sabotage. Ce n’est ni une menace, ni un avertissement. C’est juste une mise au point. Si jamais, à cause de cette supposée plateforme revendicative, ils arrivaient à saboter la distribution de l’électricité dans l’agglomération, ils nous verraient sur leur chemin. Qu’ils règlent autrement leur problème avec cette restauratrice et avec leur direction générale. Il n’est pas question qu’on leur laisse la possibilité de jouer avec notre magal. Nous n’avons que ce magal. C’est l’événement le plus important dans notre agenda.” 

Talla Sylla de pousser sa réflexion. ”Nous soupçonnons la main d’hommes politiques. Nous estimons que ces syndicalistes sont à la solde de politiciens mal intentionnés et cette forfaiture ne passera pas. Nous interpellons le ministre de l’énergie, le Président de la République et les autorités religieuses de Touba et principalement le porte-parole du Khalife Général des Mourides pour qu’il prenne ses responsabilités le plus rapidement possible .”

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