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Economie

La Bulgare Kristalina Georgieva nommée directrice générale du FMI

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Kristalina Georgieva

La Bulgare, numéro 2 de la Banque mondiale, va remplacer Christine Lagarde à la tête du Fonds monétaire international.
La Bulgare Kristalina Georgieva est devenue officiellement ce mercredi la seconde femme à être nommée directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a annoncé le conseil d’administration de l’institution de Washington.

Kristalina Georgieva, qui était la directrice générale de la Banque mondiale, était la seule candidate en lice. Agée de 66 ans, elle avait bénéficié d’un changement de statut du Fonds, relatif à la limite d’âge, pour rendre valide sa candidature. Son mandat d’une durée de cinq ans démarre le 1er octobre prochain.

Économiste de formation, elle remplace Christine Lagarde démissionnaire pour diriger la Banque centrale européenne (BCE). “Je prends mes nouvelles fonctions en étant consciente des gros défis à relever. La croissance économique mondiale continue de décevoir, les tensions commerciales persistent, et le fardeau de la dette s’alourdit dans beaucoup de pays”, a déclaré Kristalina Georgieva, citée dans un communiqué. “Dans ce contexte, ma priorité immédiate à la tête du FMI sera d’aider des pays membres à minimiser le risque des crises et à être prêts à faire face au ralentissement économique”, a-t-elle ajouté.

Guerre commerciale et crise argentine au programme
Avec le ralentissement de l’économie mondiale en particulier en Europe et la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, la nouvelle dirigeante du FMI va devoir s’atteler à une tâche ardue pour inciter les pays à prendre les mesures nécessaires pour ne pas faire dérailler la croissance.

La crise économique argentine sera probablement l’un des dossiers les plus épineux à court terme alors que les critiques se multiplient contre le FMI qui a accordé l’an passé un prêt de 57 milliards de dollars au pays, et déjà déboursé 44 milliards, en échange d’une cure d’austérité budgétaire. Des réunions techniques se déroulent d’ailleurs actuellement à Washington en présence des autorités argentines.

Kristalina Georgieva avait été désignée comme la candidate de l’Union européenne le 2 août à l’issue d’un vote serré en raison de divisions au sein de l’UE. Ses supporteurs avaient mis notamment en avant sa solide expérience dans la finance internationale.

À la Banque mondiale, où elle a effectué l’essentiel de sa carrière avant d’en devenir directrice générale en 2017, elle s’est forgée une expertise dans le domaine de l’environnement en multipliant les fonctions dans les domaines du développement durable et des questions agricoles notamment. En outre, elle a beaucoup œuvré en faveur des femmes appelant à une meilleure éducation des filles, à bannir les lois entravant le travail des femmes, incitant à l’entrepreneuriat des femmes, notamment en Afrique. Sur ce point, elle devrait s’inscrire dans la continuité de Christine Lagarde qui a sans relâche affiché sa volonté d’agir en faveur de l’égalité des genres.

P.L avec AFP

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Intelligence Économique au profit de l’Employabilité et de l’Entreprenariat des Jeunes au Sénégal. (Par Dr Thierno THIOUNE)

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intelligence économique

Au Sénégal, comme dans la plupart des pays en développement, la désarticulation de l’économie, aggravée par la grande récession qui a récemment frappé les secteurs économiques les plus dynamiques, a eu de profondes répercussions sur le marché du travail. Cette dégradation du marché du travail a accentué l’intérêt d’analyser les répercussions du cycle des affaires sur l’entrée dans la vie active et les trajectoires individuelles, particulièrement des jeunes actifs, notamment ceux des pays comme les nôtres qui se projettent sur la trajectoire de l’émergence. Cependant, les conditions conjoncturelles, ont eu véritablement une sorte « d’effet cicatrice » avec un impact négatif et persistant sur la trajectoire professionnelle des travailleurs notamment des jeunes en âge de travailler.
Même si, faut-il le rappeler, les études menées contribuent à accroître la productivité en permettant d’accumuler davantage le capital humain. En ce sens, le diplôme participe à réduire la probabilité de se retrouver au chômage des jeunes et contribue alors aux renforcements de leurs perspectives de carrière tout en concourant à corriger les effets pervers des déséquilibres conjoncturels du marché du travail. En réalité, le diplôme apparaît comme un « signal » aux yeux des employeurs, attestant de la productivité et constituant pour nous tous un intrant capital dans la réalisation des idées entrepreneuriales. Pour cela, l’ intelligence économique devrait constituer une source intarissable d’opportunité, si elle est intégrée dans la conception des curricula.

Dès lors, il est important de cerner le champ d’application de l’i ntelligence économique à travers la maitrise de l’information, la sécurité des données et l’identification des menaces économiques qui sont au cœur des préoccupations de toutes les organisations notamment les États, les Entreprises et les ONGs, principaux acteurs pourvoyeurs d’emploi. Il s’agit pour les futurs travailleurs diplômés de savoir transformer les informations en connaissances pour atteindre des objectifs spécifiques de la dimension stratégique et collective fondé sur l’intelligence économique.

La problématique, dont il est ici question, demeurant au centre des préoccupations actuelles, essaie d’analyser dans quelle mesure l’ intelligence économique serait-elle un atout à l’employabilité et à l’entreprenariat des Jeunes au Sénégal ?

Apparue aux Etats-Unis, l’intelligence économique, s’est imposée rapidement dans les plus grandes entreprises à travers le monde mais peine à trouver sa place dans les PMEs de nos types de pays où le concept est souvent perçu, à tort, comme abstrait et inaccessible. La notion de « l’intelligence économique » est devenue un élément fondamental de la démarche stratégique même si sa conception moderne ne date que d’une quinzaine d’années. Fort de ce double constat, il doit être fondamentale de mesurer à quel point la vertu de l’intelligence économique doit être pour les autorités étatiques une priorité essentielle, une solution structurelle pour notre avenir commun, un ciment fondamental pour le Sénégal émergent de demain, une réponse aussi pour les jeunes nouveaux diplômés de notre système éducatif qui n’auront plus rien à craindre demain face au marché du travail.

Notre système éducatif supérieur, ayant l’obligation d’intégrer le rôle primordial que joue l’ intelligence économie en matière de développement économique, social et professionnel et particulièrement son atout pour l’entreprenariat en ce qu’elle permet de rendre accessible les connaissances, les partager et les exploiter, devrait s’ouvrir davantage sur le monde socio-économique, partenaire indispensable à la réalisation de l’ensemble des objectifs scientifiques, pédagogiques et professionnels. En effet, le partenariat système éducatif-entreprise devrait s’inscrire davantage dans une mission lui permettant d’être en symbiose avec son environnement économique à travers des passerelles multiples allant des instituts de formation vers les entreprises et inversement.

Plusieurs expériences réussies, de par le monde, ont permis de dynamiser les projets collaboratifs, de rapprocher les entreprises des unités de formation. Développer la relation entre le monde académique et le milieu socioéconomique devrait constituer l’un des objectifs de notre système éducatif afin de renforcer l’employabilité́ des apprenants, de promouvoir l’innovation et de mieux organiser l’insertion des étudiants dans le monde professionnel à travers une multiplicité d’actions mises en place.

En réalité l’accès des jeunes au marché du travail au Sénégal constitue une problématique économique lancinante. La longue succession des échecs des politiques publiques en la matière a remis au-devant de la scène les interrogations sur le rôle positif de l’intelligence économique sur l’employabilité. Dès lors, la maitrise de leur lien constitue une bouée de sauvetage pour les millions de jeunes africains en général qui arrivent chaque année sur le marché du travail.

Seulement, il est important de comprendre que le défi auquel fait face l’employabilité des jeunes au Sénégal, particulièrement, est la capacité de ces derniers à appréhender les contours de l’intelligence économique afin de le mettre au service de l’économie réelle et de la croissance économique. Pour cela les jeunes nouveaux diplômés doivent jouer un rôle majeur en faisant preuve d’ingéniosité pour relever les défis que posent les crises du marché du travail et cela grâce à l’intelligence économique et les pouvoirs stratégiques qu’elle génère profitant et motivant l’entreprenariat.

Dans la marche actuelle du monde, la dynamique entrepreneuriale s’appréhende comme une résultante de la dynamique stratégique de l’intelligence économique intégrant le triptyque : Appropriation – Interprétation – Action. En ce sens, cette triple relation est l’un des aspects les plus développés et l’un des vecteurs les plus performants à côté de la maitrise des techniques d’informations et de la communication pour des innovations entrepreneuriales au profit de l’évolution économique.

Aussi, est-il vrai que des préoccupations demeurent notamment celles sur le lien entre la compréhension de l’intelligence économique et de l’entreprenariat d’une part mais aussi celle de l’accès au financement et de la maitrise des innovations issues des techniques d’information et de la communication. Toutefois, nous pouvons retenir, tout au plus, que l’intelligence économique apparaisse comme une double solution à l’entreprenariat :
Premièrement, les contraintes financières qui, lorsqu’elles sont desserrées, peuvent pousser les jeunes nouveaux diplômés mettant au profit les sources de l’intelligence économique à imaginer de nouvelles modalités de concrétiser leur projet entrepreneurial.
Deuxièmement, les nouvelles opportunités qu’offrent les technologies de l’information et de la communication pourront inciter les jeunes nouveaux diplômés à innover et penser des start-up innovantes que l’utilisation de l’intelligence économique pourrait simplifier.

C’est dire que la lutte contre le chômage et les crises du marché du travail passent par le renforcement des capacités nationales du pays dans le domaine de l’intelligence économique et par l’utilisation de plateformes les plus appropriées et des technologies les plus favorables.

C’est justement, conscient que le partage des connaissances et des expériences reste la base du progrès de l’homme que je milite pour un système éducatif sénégalais adoptant une approche faisant bénéficier à nos futurs « jeunes diplômés entrepreneurs » d’un stock de connaissances sur l’intelligence économique, de savoir-faire, et ce, en vue de les inciter vers l’entreprenariat car dans ce monde complexe où l’information n’a jamais été aussi abondante, nous devons intégrer l’intelligence économique ».
Dr Thierno THIOUNE
Maître de Conférences Titulaire FASEG/UCAD
Directeur des Etudes du CREFDES
Membre du Conseil Scientifique du LARED

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État des exportations au Sénégal : Ce gap important à combler malgré un rythme de croissance apprécialble

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Le Sénégal, dans le domaine des exportations, entend mettre l’accent sur les opportunités qu’offre son adhésion aux accords commerciaux multilatéraux et régionaux afin de  valoriser le potentiel d’offre et de services.

En effet, la phase 1 du PSE avait ciblé plusieurs secteurs porteurs de croissance dont le développement pourrait contribuer à augmenter nos exportations et réduire le déficit structurel de notre balance des paiements.

C’est à cet égard même qu’il s’est agi pour le gouvernement, de promouvoir l’émergence des secteurs de l’éducation, de la santé, la finance, les services IT, les services BTP, l’externalisation des processus de métiers entre autres… Cela devrait se faire tout en consolidant l’offre des secteurs traditionnels tels que l’agriculture, le tourisme, la pêche, les produits miniers, chimques, etc.
C’est dans cette perspective que le gouvernement du Sénégal s’est assigné l’objectif de “multiplier par trois le niveau des exportations par tête, à l’horizon 2023”. Cependant, “des performances réalisées sont restées mitigées sur la période de mise en oeuvre de la première phase du plan Sénégal émergent”, nous fait-on savoir. Aussi, il est à souligner que durant cette phase, , “les exportations par habitant ont été multipliées par 1,27 passant ainsi de 111 749, 91 Fcfa en 2014 à 142 888,6 Fcfa en 2018. Ce qui montre de toute évidence, “un gap de 1,73 (correspondant à une hausse projetée des exportations de 73% à combler pour l’atteinte de l’objectif ciblé par le PSE”, renseigne le ministère du commerce. Un objectif visé bien entendu dans un contexte où les perspectives du marché international s’annoncent incertaines entre risques de récession en Europe et aux Etats Unis, le ralentissement de la croissance chinoise, les conflits commerciaux, le crise du Brexit, les tensions sécuritaires persistantes au Mali, dans la sous-régions etc…

Selon le ministère du commerce, cette situation, bien qu’apréciable, comparée à la période 2009-2013 où il se situait à 7%, le rythme de croissance des exportations du Sénégal, avec un taux de 9% en moyenne annuelle sur 2014-2018, reste néanmoins encore faible par rapport aux pays de référence, notamment la Côte d’Ivoire et le Maroc car, ces derniers présentent un taux de PIB nettement superieur à 30% contrairement au Sénégal qui affiche 27%. Ces contraintes liées à ce développemnt des exportations sont dues généralement à cette faible pénétration des marchés mondiaux, la faible transformation des produits exportés, l’insuffisance de logustique et du réseau d’infrastructures de commerce.

Il est toutefois attendu avec la mise en œuvre de la 2e phase du plan Sénégal emergent, une diversification et une amélioration de la qualité des produits et services exportés pour amener le taux de marchandises exportés à 45,21% en 2023.

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Grève de 72h de l’ACIS : La Direction générale de la Douane éclaire sa lanterne !

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Direction générale de la Douane

La Direction générale des Douanes (DGD) défend avoir appris, par voie de presse, que l’Association des Commerçants et Industriels du Sénégal (ACIS) a entamé une grève de 72 heures à compter de ce 23 septembre 2019. L’ACIS, dans sa plateforme revendicative énumère, entre autres griefs évoqués, la dématérialisation des procédures de dédouanement et l’application des valeurs de correction. Ainsi, la direction générale des Douanes a tenu à apporter des éclaircissements par rapport à ces énumérations revendicatives de l’association des commerçants.

Dans un communiqué de presse qui nous est parvenu et concernant le dernier point de ces revendications de l’association des commerçants et industriels du Sénégal, la DGD défend avoir proposé l’application de ces valeurs de correction comme palliatif aux difficultés que rencontre le secteur informel dans la mise en œuvre de la valeur transactionnelle adossée à l’Accord de l’Organisation mondiale du Commerce sur l’Evaluation en douane auquel le Sénégal est partie depuis 2001.

Sous ce rapport, l’application de ces valeurs de correction est une faveur qui obéit à une logique d’accompagnement et de protection d’un maillon important du tissu industriel de notre économie et constitue des valeurs-plancher visant à assurer un minimum de garantie pour la mobilisation des recettes budgétaires.

A l’approche de la fête de Tabaski, certains acteurs du secteur privé dont l’ACIS notamment avaient sollicité et obtenu le gel momentané de la mesure. Mieux, la DGD, en écho à cette demande et dans une démarche de concertation réaffirmée, avait convié toutes les parties prenantes (industriels, commerçants du secteur informel, commissionnaires en douane agrées, les organisations patronales, professionnelles et syndicales) dans une Commission d’Harmonisation desdites valeurs à l’effet d’examiner tous les points de divergence et de proposer des valeurs consensuelles.

Cette Commission, qui a travaillé en parfaite entente avec tous les acteurs concernés, hormis l’ACIS qui a déserté les travaux dès les premières rencontres, a finalisé son rapport dont les modalités de mise en œuvre ont été récemment rendues opérantes par note de service du Directeur général des Douanes.

En conséquence, il apparait de ce rappel et de la démarche inclusive adoptée que les valeurs de correction ne constituent guère une contrainte mais plutôt une opportunité offerte aux commerçants du secteur dit informel d’être mieux encadrés en vue de jouer pleinement leur partition dans l’économie composée par ailleurs d’industriels qui méritent également d’être protégés.

Concernant la dématérialisation des procédures de dédouanement qui vise un dédouanement automatisé et sans papier, force est de constater qu’il s’agit d’une option irréversible dans le cadre du Projet d’appui à la modernisation de l’Administration (PAMA).

Dans ce processus de dématérialisation des procédures, la DGD a toujours opté pour une démarche prudentielle en ayant en permanence une posture à la fois inclusive et pédagogique.

C’est ainsi que la journée dématérialisation est d’ailleurs devenue un des évènements phares de l’agenda annuel de la DGD qui a assuré, en outre, à tous les acteurs plusieurs cycles de formation pour leur mise à niveau face aux exigences techniques inhérentes à un système de dédouanement dématérialisé. La dernière journée, qui s’est tenue le 17 janvier 2019 à Dakar, a mobilisé tous les acteurs publics comme privés de la chaine logistique, en vue de baliser le terrain de la dématérialisation dans une optique de gestion concertée du changement. C’est donc, ce long processus de dialogue, de formation et d’accompagnement qui est aujourd’hui arrivé à maturation. Il doit nécessairement être mis en œuvre pour le bien de l’économie sénégalaise appelée à se déployer dans un environnement des affaires amélioré et compétitif.

En effet, la dématérialisation est, dans son essence, une opportunité à saisir car elle est gage de célérité, d’efficacité, de traçabilité et de transparence pour la Douane et de performance pour tous les acteurs économiques.

Faut-il rappeler que l’Administration des Douanes du Sénégal entend mener ses missions en parfaite collaboration avec tous ses partenaires tout en restant ancrée dans la défense de l’économie dans le strict respect des lois et règlements en vigueur.

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