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L’État invité à affréter des avions pour le retour volontaire des migrants en détresse dans les pays du Golfe

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L’État invité à affréter des avions pour le retour volontaire des migrants en détresse dans les pays du Golfe
Les autorités étatiques ont du pain sur la planche pour avoir été invitées, par le Comité d’action et de réflexion intersyndical sur la migration (Carism) à jouer sérieusement leur partition. Une organisation qui a déposé ce samedi 11 mai 2019, un mémorandum pour dénoncer le traitement inhumain dont des Sénégalais font l’objet dans les pays du Golfe et des Émirats Arabes Unis. Un dépôt dirigé par Pape Cheikh Sène, Coordonnateur dudit comité, au niveau de l’ambassade des Émirats Arabes Unis. Mais, une occasion que Mr Sène a assimilée à ‘’une marque de solidarité à l’endroit de nos frères et sœurs, travailleurs et travailleuses dans les pays du Golfe et des États Arabes Unis, victimes de traites.

À l’issue de leur initiative, ledit coordinateur a dénoncé les voyages organisés par un réseau de privés/camouflés dans des agences de placement clandestins dans l’objectif de les exploiter par le travail et la prostitution forcée’’. Mais, il aura dénoncé vivement le calvaire que vivent ces Sénégalais de la Diaspora. Et dont la plupart s’activent, selon lui, dans les travaux domestiques, le Btp, l’élevage, l’agriculture sous la tutelle d’un tuteur, ou de celui qui l’a adopté, ignorant totalement les termes de leur contrat de travail.

‘’Frappés par le chômage et les difficultés de la vie, de jeunes Africains font tout pour partir à leurs risques et périls. Certains ressortissants d’Afrique de l’Ouest passent par le Sénégal, le Mali, l’Éthiopie pour se rendre au Koweït. Une fois arrivés à l’aéroport de Jeddah, ils sont alignés comme du bétail, séquestrés dans de petits bureaux secrets et vendus comme des esclaves par des maîtres esclavagistes. Pour éviter aux agents de perdre leurs investissements financiers, ils sont vendus à des tiers Arabes qui confisquent ou brûlent leur passeport avant que les 3 mois de séjour légal ne s’épuisent’’.

‘’Alignés comme du bétail, séquestrés puis vendus comme des esclaves’’

‘’Les domestiques eux, poursuit-il, travaillent presque 21 heures par jour et ne dorment que 3 heures. Une seule personne se charge de tous les travaux ménagers, sans oublier les sanctions à coups de fouet et les viols dont ils font l’objet. Ils sont maltraités comme des ânes, pour dire des animaux. Les récalcitrants vont  jusqu’à commettre des délits sur leurs patrons pour pouvoir aller en prison. Des prisons où les détenus sont entassés par centaines et n’y mangent pas à leur faim, dorment peu et subissent des tortures qui finissent souvent par des morts d’homme’’, s’indigne le Carism.

Le sieur Sène qui a fait face à la presse, s’est apitoyé sur le sort ‘’des Sénégalais et des Gambiens qui ont payé le lourd tribut. Certains sont rentrés au bercail avec des traumatismes’’. D’où l’invite faite aux autorités administratives Sénégalaises, l’Oim (Organisation internationale pour les migrations) et d’autres associations de défense des droits de l’homme, d’affréter des avions  pour le retour volontaire des migrants en détresse dans les pays du Golfe et des Émirats Arabes Unis. Comme il en est des 4 000 Sénégalais et 65 000 Africains rapatriés de la Libye de 2007 à nos jours’’.

Le Coordinateur du Carism d’appeler les autorités étatiques à criminaliser ‘’la loi 2005-06, au Sénégal à l’instar de la loi 2015-036  au Niger, sur la traite des personnes, les pratiques assimilées et la protection des victimes doit être appliquée contre les racketteurs, aux membres des réseaux mafieux de passeurs organisés et d’agences clandestins tapis dans l’ombre’’.

Et vu le travail que doit mener la société civile, dans cette lutte, il a relevé qu’en tant qu’organisation, ses pairs et lui devraient ‘’agir ensemble de manière efficace et coordonnée sur le plan national, régional et international pour prévenir la dégradation des conditions de travail et de vie des travailleurs migrants et lutter contre toutes les formes de discrimination, de racisme, de xénophobie’’. Une lutte qui passe par la mise en place d’un cadre multi latéral et multi-acteurs de gestion de la migration internationale pour veiller au respect des droits humains des migrants, leur droits économiques et sociaux, les accords bilatéraux et multilatéraux, la protection des migrants et des convention internationale sur la migration’’, entre autres.

 

L’État invité à affréter des avions pour le retour volontaire des migrants en détresse dans les pays du Golfe.

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LE PRÉSIDENT SALL AU KHALIFE : « Sitôt le magal terminé, je ferai faire des études pour savoir ce qu’il faudra pour régler définitivement la question de l’eau et des inondations »

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C’est au terme d’une journée pleine ponctuée de visites au niveau de l’Université Cheikhoul Khadim et dans les travées de l’exposition proposée par le Dahira Hizbut-Tarquiyah, en plus de la prière effectuée dans la grande mosquée, que le Président Macky Sall a déroulé une conférence publique aux côtés du Khalife Général des Mourides.
Une occasion qu’il saisira pour remercier son hôte pour tout ce qu’il a consenti comme contribution à la stabilité sociale au Sénégal. ”C’est avec une ferveur que je saisis cette occasion pour te rendre hommage en cette veille  magal, un jour qui suscite beaucoup d’espoirs chez les musulmans. Je salue aussi l’inauguration récente de la mosquée Massalikoul Jinaan qui a été l’occasion pour les uns et les autres de renouer avec la paix et la concorde ”.

Parlant du Grand Magal de Touba, le chef de l’État se dira conscient que Touba est confrontée à des difficultés réelles liées aux inondations et aux problèmes récurrents d’eau avant d’annoncer des mesures. ” Je réitère mon engagement et celui de mon gouvernement à veiller à la bonne organisation du Grand Magal surtout par rapport à l’assainissement et à la question hydraulique. L’an prochain et celui d’après, le magal sera célébré en plein hivernage. Au sortir de cette édition, je ferai faire des études pour savoir ce qu’il faudra pour régler définitivement ces deux questions. Il ya aussi le problème de l’électricité. ”

Par rapport au complexe Cheikhoul Khadim qu’il a été visiter dès son arrivée dans la cité religieuse, il prendra aussi des engagements. ” J’ai été visité le complexe Cheikhoul Khadim. J’ai été émerveillé par le caractère gigantesque des bâtiments et surtout par le délai relativement court dans lequel ces constructions ont été réalisées. J’ai appris que la formation professionnelle occupe une place importante dans les programmes proposés, à côté des enseignements religieux. Ceci est l’une des priorités. Je compte ainsi m’investir dans ce sens pour apporter ma contribution. Je m’engage, en un mot, à participer pleinement dans l’édification de ce complexe. ”

Étaient présents dans la salle plusieurs personnalités religieuses, dont Serigne  Abô Mbacké Ibn Serigne Fallou, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khoudoss,  Serigne Cheikh Aliou Mbacké, Serigne Moustaoha Mbacké Maty Lèye, Serigne Cheikh Thioro Mbacké, Serigne Abô Mbacké Fallou Asta Dièye,  Serigne Abdou Lahad Diakhaté, Serigne Sidi Nar Diène, Serigne Bara Khourédia etc…

Dans la délégation présidentielle, on pouvait identifier, à côté de Mahammed Boun Abdallah Dionne, Mimi Touré, Sokhna Marième Badiane. Il y’avait aussi les  ministres Amadou Bâ,  Matar Bâ, Dame Diop, Mor Ngom, Moustapha Diop, Mbaye Ndiaye, Augustin Tine, Moussa Baldé, Cheikh Oumar Hanne,  Mamadou Kassé, Seydou Guèye…

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Macky Sall aux Maires sur la question foncière : « Si on continue à vendre tout terrain qui existe… tôt ou tard nous serons obligés de prendre des mesures de sauvegarde »

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Le Chef de l’État Macky Sall a rencontré ce matin les maires et présidents de Conseil départemental, au Centre international de Conférences Abdou Diouf à Diamniadio.  Une rencontre qui avait pour objectif la consolidation du dialogue État / Collectivités territoriales dans la dynamique du pilotage optimal de l’exécution du Plan Sénégal Emergent (PSE). Le Chef de l’État qui n’a occulté aucune question, a abordé la gestion du foncier par les collectivités locales.
« Il y a une question qui fâche, c’est la question foncière », a-t-il commencé par dire. Une question difficile qui est aujourd’hui le principal facteur d’instabilité au niveau national, a dit le chef de l’État ensuite. Selon lui toujours, on peut comprendre dans la région de Dakar où vit 25% ou 30% de la population, sur un territoire de 0,3% qu’il y ait une pression foncière, mais cela n’occulte en rien la prise en compte d’une réflexion sérieuse entre l’État et les collectivités pour que « notre pays ne vive pas ce qu’ont vécu un certain nombre de pays en Afrique Australe, où  toute la terre a été privatisée », a-t-il fait savoir.
« Vous le voyez déjà à Pikine, à Guédiawaye, des fois on veut vous donner  des infrastructures, mais il n’y a pas de terrains disponibles pour faire un hôpital, un lycée, une université n’en parlons même pas. Si on continue à faire la spéculation foncière à vendre tout terrain qui existe cela va rentrer dans un domaine privé. Et donc les générations futures elles auront quoi ? », dira-t-il. Il faut que l’on réfléchisse très sérieusement sur cette question, il faut une réforme et voir comment il faut distribuer les terres, a-t-il ajouté.
« Même si au départ par le développement de l’agriculture, on permettait aux conseils municipaux et conseils ruraux de délibérer, pourtant on leur laissait aussi le soin de donner toute la terre qui soit sur le ressort de leurs territoires. Mais j’invite à la réflexion car tôt ou tard nous serons obligés de prendre des mesures de sauvegarde »,  a averti le Chef de l’État pour finir.
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Macky Sall aux élus locaux : ‘’Ce qui vous attend, ce qui nous attend, appelle une mobilisation nationale’’

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Lors de la rencontre des maires et présidents de conseils départementaux, ce jeudi matin à Diamniadio, le président Macky Sall a invité les élus locaux à  savoir jouer convenablement leur partition. Il les a appelés à une mobilisation pour lui permettre de concrétiser son ambition pour le Sénégal après sa réélection pour un second mandat. ‘’Ce qui vous attend, ce qui nous attend, appelle une mobilisation nationale. La mobilisation de tous les acteurs, état central comme collectivités territoriales. En mettant en œuvre l’acte 3 de la décentralisation, j’avais fait un pari pour des exécutifs locaux forts. J’ai déjà pris l’option et la décision de renforcer les transferts de l’État vers les collectivités territoriales. (…). Comme vous le savez et comme vous pouvez le constater, rien de durable ne pourra se réaliser à travers les différentes initiatives et programmes que je viens d’évoquer sans l’engagement et l’implication personnelle des élus locaux que vous êtes et des exécutifs locaux. Comment pourrait-on réaliser le ‘’Zéro déchet’’ sans les collectivités territoriales? Impossible ! Comment pourrait-on réaliser le ‘’Zéro bidonville’’ sans les élus locaux ? Comment réaliser le Pse vert dans nos reforestations, sans les territoires ?’’ Autant de questions posées par le président de la République devant les parties prenantes de cette rencontre.

Occasion qu’il a mise à profit pour dire aux maires et présidents de Conseil départementaux’’ leurs collectivités et eux-mêmes en sont ‘’les ultimes bénéficiaires, mais également les premiers acteurs. Votre implication est une obligation pour toutes les initiatives du nouveau Programme d’actions prioritaires (Pap) 2019-2023 du Pse’’.

‘’Nous avons dépassé le temps du rattrapage infrastructurel’’

Macky Sall d’évoquer également le Pap 2 qui, selon lui, est un temps nouveau qui confirme son ‘’option de mettre l’homme au début et à la fin du développement. ‘’Le Pap 2 s’inscrit à la suite du rétablissement de la croissance économique. On a quitté les croissances de 1, 2, 3% depuis plus de 6 ans maintenant notre croissance se situe au-dessus des 6,5%. Et nous avons même dépassé les 7,2% en 2018. Nous avons dépassé aussi le temps du rattrapage infrastructurel.  Vous vous rappelez, il a fallu mettre à niveau l’électricité, les routes, les pistes mais aussi les infrastructures hospitalières, entre autres, dans ce pays. Ce moment a également été le temps le temps du lancement du programme d’inclusion sociale et d’équité territoriale tel que la Cmu, le programme national de Bourse de sécurité familiale ; votre programme le Pudc, Promoville, Puma, entre autres. Le temps nouveau qui s’annonce sera celui des initiatives majeures. (…). Et là, je compte sur les élus locaux pour reverdir le Sénégal et pour nettoyer nos villes et nos campagnes en vue d’avoir un Sénégal propre. Le Pse fait cap sur l’industrialisation pour accélérer le processus de transformation structurelle de notre économie’’, a-t-il dit.

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