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Afrique

Tunisie : Décès de l’ancien président Zine el-Abidine Ben Ali à l’âge de 83 ans

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Ben Ali
Sur Facebook, la famille de l’ancien président tunisien a annoncé, ce jeudi 19 septembre, son décès. Zine el-Abidine Ben Ali avait 83 ans.

Zine el-Abidine Ben Ali avait dirigé la Tunisie pendant plus de 23 ans. Il avait succédé à Habib Ben Ali Bourguiba en novembre 1987.

Il avait quitté le pouvoir en janvier 2011, poussé par des manifestations de colère dans son pays. Il avait été le premier chef de l’État emporté par le « printemps arabe ».

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Insécurité galopante au Mali et au Burkina Faso : l’Etat islamique et le GSIM dans une surenchère meurtrière ?

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l'Etat islamique

L’attaque du vendredi qui a visé un camp de l’armée malienne, à Indelimane, dans le nord-est du pays a été revendiquée par l’État islamique qui l’attribue à sa province de l’Afrique de l’Ouest.

En fait, cette attaque serait l’œuvre des hommes de l’EIGS qui, depuis quelques temps, semble être partie intégrante de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest.

Cette action d’envergure intervient moins d’une semaine après la mort du calife autoproclamé de l’Etat islamique. Abou Bakr al-Baghdadi a été tué dans une opération mené par les forces spéciales américaines, à Baricha, dans la province d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie.

L’assaut sanglant a fait au moins 53 victimes dans les rangs des Fama, selon le ministre malien de la Communication.

Cette attaque est l’une des plus sanglantes infligées à l’armée malienne ces dernières années par les groupes terroristes.

Le 30 septembre dernier, un bataillon malien de la force conjointe du G5 Sahel a été attaqué par des jihadistes appartenant au Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM), proche d’Aqmi. Une quarantaine militaires avaient été tués et un civil, à Mondoro, non loin de la frontière avec le Burkina.

Le député-maire de Djibo tué

Au Burkina Faso, c’est le maire de Djibo, la capitale régionale de Soum qui a été tué dimanche 03 novembre. Oumarou Dicko qui était en partance pour Ouagadougou est tombé dans une embuscade, avec ses trois accompagnants, à hauteur du village de Gaskindé.

Le véhicule du député-maire a sauté sur un engin explosif et deux de ses occupants sont morts sur le coup, rapporte rfi.fr.

L’élu a été sorti de la voiture et tué à bout portant par les assaillants non encore identifiés.

L’embuscade n’est pas encore revendiquée. Mais les groupes jihadistes sont soupçonnés, compte tenu, des actions qu’ils mènent quasi-quotidiennement dans cette zone où l’Etat est presque inexistant.

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Internet : Facebook annonce le démantèlement d’une opération de désinformation russe en Afrique.

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opération de désinformation

Une opération de désinformation menée à partir de la Russie dans plusieurs pays d’Afrique, dont la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo ou encore le Cameroun a été démantelée par les services de Facebook, selon un communiqué du premier réseau social au monde.

Un proche de Vladimir Poutine serait derrière cette opération avec de faux comptes publiant des messages politiques dans plusieurs pays africains.
Evgueni Prighozine serait le commanditaire de cette opération de désinformations.

Par ailleurs, il est aussi accusé d’avoir animé la campagne anti-Clinton et pro-Trump aux Etats-Unis en 2016.

Les comptes-pages étaient suivis par 450.000 internautes.

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Afrique

Mugabe ou la longévité d’un « Maxiste » au parcours controversé

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Mugabe
La Rhodésie : 7 ans de guerre pour devenir le Zimbabwé

7 ans de lutte acharnée pour voir un jour la mort de la Rhodésie et la naissance du Zimbabwé en 1980. Un pays d’Afrique où vivent des communautés de races différentes. C’est une radiographie d’un nouveau Zimbabwé qui va voir notamment se croiser les différents partis politiques qui  se sont battus pour ces indépendances. Aussi, ce qui sera attendu, c’est le comportement des blancs qui sont dans toute l’étendue du territoire et qui vont faire face à des africains qui sont prêts pour la lutte anti raciale.

Toutefois, après cette nouvelle ère qui voit la parution du Zimbabwé, si la situation a vu les noirs qui ont majoritairement voulu prendre les choses en mains, les blancs aussi décident de rester dans le pays et de participer à son évolution.

La constitution d’une coalition et l’oubli du passé pour reconstruire le pays
Fils d’un charpentier de village, Robert Gabriel Mugabe, né le 21 février 1924 à Kutama (Rhodésie du Sud), suit une formation d’enseignant à l’école de la mission catholique. Il est initié aux idées nationalistes au collège universitaire de Fort Hare, précisément en Afrique du Sud.

Il a aussi enseigné au Ghana dans les années 56 et ce sur un parcours bref de 4 ans. Cependant, il rentre en 1960 en Rhodésie.

Robert Mugabe rentre en 1960 en Rhodésie où il participe trois ans plus tard à la formation de la Zimbabwe  African National Union (ZANU) du révérend Ndabaningi, dissidence de la Zimbabwe African People’s Union (ZAPU) de Joshua Nkomo. En 1964, il est arrêté pour propos subversifs et passe dix ans en prison où il suit des cours de droit par correspondance.

Avec une idéologie maxiste incarnée dans son entière essence, l’ancien président du Zimbabwé se joint au parti national démocratique (PND) qui va jusqu’à devenir le ZAPU qui signifie l’union du peuple du Zimbabwé. C’est en 1963 qu’il a creé son parti dénommé le ZANU. C’est en 1987 qu’est notée  la fin du collège électoral blanc et leur représentation assurée de 20 députés, signifiant la fin du rôle politique des Blancs dans le pays. C’est aussi l’année où Mugabe prend la fonction de président de l’État aux pouvoirs élargis, abolissant le poste de Premier ministre.
Son parti remporte dès lors les premières élections multiraciales en 1980 avec l’implication de son parti le ZANU. Il est dès lors nommé premier ministre à l’indépendance dans le nouvel état du Zimbabwé. Il faut noter  que, compte tenu de sa position anticolonialiste, il décida de jouer la carte de la négociation avec l’ancien pouvoir blanc, démontrant carrément son coté d’opposant au multi racisme.
Le nouveau président de l’ancienne Rhodésie va donc favoriser cette coalition avec les blancs même si, il faut souligner cet aspect, « il garde une marge de vigilance car, ne voulant pas que le régime socialiste à parti unique puisse prendre le dessus sur la démocratie. » Beaucoup de blancs ont disparu pendant la guerre, certains sont morts, d’autres abandonnant leurs biens, la majorité étant noire, mais les blancs autour de 220.000 personnes étaient vulnérables devant les deux armées de libération y compris celle de Mugabe.

Le bilan d’un long parcours politique au pouvoir

C’est en 1990, qu’il est élu président de la République et fait part de son intention d’imposer institutionnellement la ZANU-PF comme parti unique et de transformer l’État en régime marxiste. Pendant cette période où il est président de la République du Zimbabwé, Bobert Mungabé parmi les différents défis relevés sans difficulté, accentue sa gouvernance sur la santé et l’éducation. Ce qui procure au pays un taux d’alphabétisation le plus élevé. D’autres part, il est aussi accusé d’avoir ruiné l’économie car, ne se focalisant pas sur l’agriculture qui reste un des facteurs de développement les plus importants pour le pays.

La réforme agraire introduite en 2000 reste un fait majeur de sa politique agricole et il décide en même temps, à travers sa politique de lutte antiraciste, d’exclure les fermiers blancs. On décomptait à cette époque quelques 4000 fermiers blancs qui possédaient les terres arables.

Il faut noter que cette politique visant la réforme agraire demeure dans une certaine mesure un échec car, « les terres généralement sont laissées à l’abandon ». Ce qui conduit inéluctablement à une crise alimentaire allant jusqu’à entrainer une crise économique à la merci des sanctions occidentales.
En avril 2009, le gouvernement  décide d’abandonner le dollar Zimbabwéen pour le rand Sud-africain et le dollar américain.
Ce qui entraîne d’ailleurs une population au chômage,  la croix rouge avait d’ailleurs estimé qu’un quart de la population avait quitté le pays à cause de la situation désastreuse que traversait le pays.
Un fait tournant pour le pays et c’est de là d’ailleurs qu’adviendront plusieurs rebondissements dans la gouvernance de Robert Mugabe.

Entre soubassement, succession, démission et déclin

En raison de l’âge avancé du président Mugabe, qui célèbre ses 93 ans en février 2017, la question de sa succession devient un enjeu important dans le milieu politique zimbabwéen. Mugabe annonce son intention de voir son épouse, lui succéder au pouvoir. L’armée place Robert Mugabe en 2017 en résidence, rendant ainsi incertain son maintien au pouvoir après presque plus de 30 ans au pouvoir. Des manifestations dans le pays se multiplient avec la forte demande de la population qui demande le départ de celui qui était désigné le président le plus âgé en exercice. Par ces innombrables manifestations, le pays est finalement plongé dans une semaine très intense de crise.
Le limogeage du vice-président Emmerson Mangagwa contribuera à l’écartement officiel de Mugabe de son Parti le ZANU- PF. Robert Mugabe est désormais appélé à démissionner. 

Les soldats ont gagné les rues de Hararé et le vice-président expulsé, Emmerson Mangagwa est retourné au pays après une brève absence et voit sa personne plébiscitée pour une éventuelle transition politique.

Le 21 novembre 2017, Robert  Mugabe est contraint de démissionner. Mangagwa sera son successeur car l’élite et l’armée l’on soutenu pour faire revenir la stabilité dans le pays. 
C’est à l’âge de 95 ans qu’il est décédé à Singapour le ce 06 Septembre 2019. Le peuple Zimbabwéen se souviendra de ce grand combattant du racisme et de la restriction des libertés.

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