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Attentat en Somalie: dons de sang et de médicaments, les besoins sont immenses

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Attentat en Somalie: dons de sang et de médicaments, les besoins sont immenses

Quatre jours après l’attentat de samedi à Mogadiscio – le plus meurtrier de l’histoire de la Somalie – la mobilisation se poursuit. Avec un bilan d’au moins 300 décès (276 selon le chiffre officiel) et de 300 personnes blessées, les besoins sont immenses. Pour faire face, les pays alliés de la Somalie – comme la Turquie – envoient des médecins et du matériel médical. Et la diaspora somalienne, notamment au Kenya, s’organise pour donner son sang.

Retrouver d’éventuels survivants, c’est la priorité explique à RFI le chef de la délégation du Comité International de la Croix-Rouge en Somalie, Jordi Rich. « A présent, la priorité est de fouiller les décombres pour tenter de retrouver d’éventuels survivants. J’ai appris ce (mardi) matin qu’une personne avait été retrouvée vivante dans les décombres ».

« Il faut aussi ramasser les corps des personnes décédées et, même si c’est difficile à dire, les nombreuses parties de corps humain qui ont été projetées au moment de cette énorme explosion.

Maintenant, il y a plusieurs chantiers : s’occuper des blessés, identifier les morts et leur offrir des funérailles dignes… Dans de nombreux cas, c’est très difficile. Comme je viens de le dire, les corps sont en très mauvais état, carbonisés, brûlés… et donc très difficiles à identifier ».

Jordi Rich a fait le déplacement de Nairobi, au Kenya où il est basé. Les Kenyans d’ethnie somali, une communauté d’environ 2 millions de personnes, et le gouvernement kényan se mobilisent pour envoyer des fonds, des médicaments, et du sang.

A Nairobi, des Kenyans se pressent pour donner leur sang

Mardi, un camion du service de transfusion sanguine kényan s’est arrêté dans le quartier somali d’Eastleigh, à Nairobi et les habitants se pressent autour du camion rouge et blanc garé le long d’une artère commerçante d’ Eastleigh.

Chacun veut s’inscrire sur la liste des donneurs du jour comme Ismaïl Abdi, un Kényan d’ethnie somali de 25 ans. Ismaïl est un donneur régulier, mais aujourd’hui, c’est une occasion spéciale. « C’est particulier, là ce sont nos frères qui souffrent… et moi, je n’ai pas d’argent à envoyer, donc je donne ce que j’ai, et ce que j’ai, c’est du sang », nous explique t-il.

A l’intérieur du camion, la jeune Halama Hassan attend son tour avec anxiété et détermination. « C’est la première fois que je fais ça, et j’ai très peur… Ca aurait pu être moi, ou j’aurais pu perdre mes frères, C’est tellement triste ».

La Somalie manque de sang pour traiter les nombreuses victimes de l’attentat… Ahmed Mohammed, membre de la communauté d’affaires d’Eastleigh, a répondu à l’appel des autorités somaliennes en organisant l’évènement. « Les gens à Mogadiscio nous disent qu’ils ont besoin de sang et de médicaments. Et nous voulions participer nous aussi, ici au Kenya. Et nous voulons dire aux terroristes qu’ils n’ont pas leur place en ce monde. »

Selon le service de transfusion sanguine nationale, des centaines de personnes ont donné leur sang mardi beaucoup plus qu’en temps normal. La ministre des affaires étrangères kenyane a également annoncé l’envoi de médicaments en Somalie, tandis que la Croix Rouge a mis en place un système de dons via téléphone portable.

Le Kenya a annoncé l’évacuation de 31 blessés vers Nairobi, et l’envoi à Mogadiscio de 11 tonnes de produits médicaux. La Turquie a également accueilli 35 blessés à Ankara et envoyé du matériel médical et des médecins en Somalie.

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Environnement

Climat : le Chili renonce à organiser la COP25

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COP25

Les Echos
La colère sociale qui agite le Chili depuis une douzaine de jours ne se prête pas à l’organisation d’un sommet mondial. Le pays renonce à organiser la COP25, la conférence sur le climat qui devait s’y tenir du 2 au 13 décembre, ainsi que le sommet de l’Apec, a annoncé le président Sebastian Piñera ce mercredi.

« Nous comprenons parfaitement l’importance de l’APEC et de la COP pour le Chili et le monde, mais nous avons basé notre décision sur le bon sens », a déclaré le chef de l’Etat conservateur, qui dit avoir décidé cette annulation « avec un profond sentiment de douleur ». « Un président doit faire passer son peuple avant tout », a-t-il ajouté.

Environ 25.000 délégués étaient attendus à la COP25 à Santiago, dont la jeune militante suédoise pour le climat Greta Thunberg. Un tel retournement de dernière minute est inédit dans l’histoire conférences sur le climat. La CCNUCC (Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques) devra décider si la COP 25 est définitivement annulée, ou alors reportée à l’an prochain.

La Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (Apec) devait également avoir lieu à Santiago, les 16 et 17 novembre. Elle avait été présentée comme une occasion pour la signature par les présidents américain Donald Trump et chinois Xi Jinping de la « phase 1 » d’un accord commercial que négocient les deux premières puissances économiques de la planète. A Washington, un responsable de la Maison blanche a déclaré que l’annulation du sommet de Santiago avait « pris par surprise » l’administration américaine.

Vingt morts depuis le début de la contestation
La décision d’annuler ces sommets met en lumière  l’ampleur des problèmes auxquels le pays d’Amérique latine est actuellement confronté. Une hausse du prix du ticket de métro dans la capitale a été le détonateur de cette fronde sociale inédite dans ce pays de 18 millions d’habitants réputé pour sa stabilité. Malgré la suspension de la mesure, le mouvement s’est amplifié, nourri par le ressentiment face aux inégalités sociales.

La grève générale s’installe en Bolivie et au Chili

Vingt personnes sont mortes depuis de la contestation, dont cinq par l’intervention des forces de sécurité. Plus d’un millier de personnes ont été blessées. Une mission de l’ONU pour enquêter sur ces cas de violations des droits de l’homme est attendue dans les prochains jours dans le pays.

Malgré un remaniement ministériel et  une déclaration du président qui a reconnu avoir « manqué de vision », de nouvelles manifestations, parfois émaillées d’incidents,  ont eu lieu ce mardi pour maintenir la pression sur le gouvernement. Environ 10.000 personnes, selon les autorités locales, se sont rassemblées sur l’emblématique Plaza Italia, dans le centre de Santiago, après un appel lancé sur les réseaux sociaux.

Les Echos

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Monde

Réunion du conseil de l’Eau de l’OCI : Le Sénégal et l’Arabie Saoudite élus Vice-présidents.

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réunion du conseil
Lors de la réunion du Conseil de l’Eau de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) qui s’est tenue ce mardi 22 octobre 2019 au Caire (Égypte) , en marge de la Cairo Water Week 2019, le Sénégal et l’Arabie Saoudite ont été élus à l’unanimité au poste de  Vice-présidents du Conseil de l’Eau de l’OCI aux côtés de l’Egypte, Président.

Le  ministre de l’Eau et de l’Assainissement du Sénégal, Mr Serigne Mbaye Thiam, qui a pris part à ce rendez-vous, était aux côtés de Son Excellence Mohamed Abdel Atey, ministre des Ressources en eau et de l’Irrigation d’Egypte, Président et Son Excellence Abd-Elrahman Al-Fadli, ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Agriculture de l’Arabie Saoudite, Vice-président.

Une autre responsabilité internationale pour le ministre Serigne Mbaye Thiam après le poste de Vice-président du conseil d’administration du partenariat mondial pour l’éducation.

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Economie

La Bulgare Kristalina Georgieva nommée directrice générale du FMI

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Kristalina Georgieva

La Bulgare, numéro 2 de la Banque mondiale, va remplacer Christine Lagarde à la tête du Fonds monétaire international.
La Bulgare Kristalina Georgieva est devenue officiellement ce mercredi la seconde femme à être nommée directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a annoncé le conseil d’administration de l’institution de Washington.

Kristalina Georgieva, qui était la directrice générale de la Banque mondiale, était la seule candidate en lice. Agée de 66 ans, elle avait bénéficié d’un changement de statut du Fonds, relatif à la limite d’âge, pour rendre valide sa candidature. Son mandat d’une durée de cinq ans démarre le 1er octobre prochain.

Économiste de formation, elle remplace Christine Lagarde démissionnaire pour diriger la Banque centrale européenne (BCE). “Je prends mes nouvelles fonctions en étant consciente des gros défis à relever. La croissance économique mondiale continue de décevoir, les tensions commerciales persistent, et le fardeau de la dette s’alourdit dans beaucoup de pays”, a déclaré Kristalina Georgieva, citée dans un communiqué. “Dans ce contexte, ma priorité immédiate à la tête du FMI sera d’aider des pays membres à minimiser le risque des crises et à être prêts à faire face au ralentissement économique”, a-t-elle ajouté.

Guerre commerciale et crise argentine au programme
Avec le ralentissement de l’économie mondiale en particulier en Europe et la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, la nouvelle dirigeante du FMI va devoir s’atteler à une tâche ardue pour inciter les pays à prendre les mesures nécessaires pour ne pas faire dérailler la croissance.

La crise économique argentine sera probablement l’un des dossiers les plus épineux à court terme alors que les critiques se multiplient contre le FMI qui a accordé l’an passé un prêt de 57 milliards de dollars au pays, et déjà déboursé 44 milliards, en échange d’une cure d’austérité budgétaire. Des réunions techniques se déroulent d’ailleurs actuellement à Washington en présence des autorités argentines.

Kristalina Georgieva avait été désignée comme la candidate de l’Union européenne le 2 août à l’issue d’un vote serré en raison de divisions au sein de l’UE. Ses supporteurs avaient mis notamment en avant sa solide expérience dans la finance internationale.

À la Banque mondiale, où elle a effectué l’essentiel de sa carrière avant d’en devenir directrice générale en 2017, elle s’est forgée une expertise dans le domaine de l’environnement en multipliant les fonctions dans les domaines du développement durable et des questions agricoles notamment. En outre, elle a beaucoup œuvré en faveur des femmes appelant à une meilleure éducation des filles, à bannir les lois entravant le travail des femmes, incitant à l’entrepreneuriat des femmes, notamment en Afrique. Sur ce point, elle devrait s’inscrire dans la continuité de Christine Lagarde qui a sans relâche affiché sa volonté d’agir en faveur de l’égalité des genres.

P.L avec AFP

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