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Afrique

L’AFRICA CEO FORUM se tiendra les 9 et 10 mars 2020 à Abidjan

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CEO FORUM

● La 8e édition du plus grand rendez-vous international des décideurs et des financiers du secteur privé africain réunira plus de 1 800 participants à Abidjan, en Côte d’Ivoire.
● Alors que la Zlec vient d’entrer dans sa phase opérationnelle, le sujet de l’intégration économique et des conditions de son succès sera au cœur des discussions.
L’AFRICA CEO FORUM se tiendra les 9 et 10 mars 2020 à Abidjan. À cette occasion, le plus important rendez- vous annuel du secteur privé africain portera la voix des leaders économiques dans les grands débats structurants pour les économies africaines, notamment dans les domaines de l’intégration régionale, du développement des infrastructures ou encore de l’impact des révolutions technologiques.
Décryptages sectoriels, sessions géographiques, études de cas présentées par de grands CEO, témoignages d’experts, ateliers stratégiques et groupes de travail : l’AFRICA CEO FORUM proposera à ses participants du monde des affaires les thématiques les plus pointues.
« Avec l’entrée de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlec) dans sa phase opérationnelle le 7 juillet, l’Afrique s’est engagée dans un ambitieux processus d’intégration économique. Fidèle à sa mission, l’AFRICA CEO FORUM proposera des solutions concrètes et innovantes pour permettre au secteur privé d’être le moteur de la croissance africaine. Sa capacité à mobiliser des participants du plus haut niveau fait de l’AFRICA CEO FORUM la plateforme de choix pour permettre un dialogue public-privé essentiel à un développement économique équilibré du continent », explique Amir Ben Yahmed, président de l’AFRICA CEO FORUM.

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Entretien avec Mankeur Ndiaye, Chef de la MINUSCA : « Il faut que les pays africains se mobilisent »

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Mankeur Ndiaye

En Centrafrique, l’accord de paix signé le 6 février entre quatorze groupes armés et le gouvernement est remis en cause par des violations et autres exactions commises contre les populations civiles par des groupes signataires. Mais pour Mankeur Ndiaye, beaucoup d’efforts sont en train d’être faits pour l’engagement de tous afin que cet accord soit le dernier accord. Mankeur Ndiaye d’avancer : “un accord de paix ce n’est pas la paix, c’est un processus vers la paix, dont le chemin est parsemé d’obstacles qu’il faudra lever au jour le jour. On travaille pour que la paix revienne, mais on ne peut pas dire quand. Il faut que les pays africains se mobilisent.”

Pour le représentant spécial du secrétaire général des Nations-Unies, chef de la Minusca, toutes les mesures sont en train d’être prises pour une solution politique et non militaire, afin que ce énième accord puisse ramener la Centrafrique sur les chemins de la paix et de la stabilité politique.

L’ancien ministre des affaires étrangères est également revenu sur son passage à la tête de l’ITIE, non sans estimer qu’Awa Marie Coll Seck est dans la bonne voie pour mener à bien la mission. Entretien…

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Tué par les Jungulars de Yahya Jammeh : L’Américano-gambien Ebou Jobe a été dénoncé par son propre cousin, Alhagie Marr

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Tué par les Jungulars de Yahya Jammeh : L'Américano-gambien Ebou Jobe a été dénoncé par son propre cousin, Alhagie Marr

Le meurtre d’Alhagie Mamut Ceesay et d’Ebou Jobe en 2013, par des Jungulars (escadrons de la mort) sur ordre de Yahya Jammeh a été facilité par le nommé Alhagie Marr. Qui a des liens de parenté avec l’une des victimes.

Le demi-frère d’Ebou Jobe, Moustapha Jobe qui vit au Royaume uni a révélé à Freedom newspaper visité par Dakaractu que la mère d’Ebou Jobe et celle d’Alhagie Marr ont le même père et la même mère. C’est dire qu’ils sont cousins. Et pourtant, c’est Alhagie Marr, alors soldat dans le régiment 17, qui a dénoncé son cousin auprès de Yahya Jammeh. Il a fait croire à l’ancien dictateur que les deux citoyens gambiens qui avaient en même temps la nationalité américaine, complotaient pour le renverser.

Selon le récit d’un ancien jungular devant la commission vérité, réconciliation et réparation (CVRR), les deux hommes ont été filés alors qu’ils étaient dans le restaurant Senegambie. Pa Ousman Sanneh a révélé à la CVRR que c’est Alhagie Marr qui leur fournissait des informations sur Alhagie Mamut Ceesay et Ebou Jobe qui ont été arrêtés à un poste de contrôle. Conduits à Kanilai et livrés à Jammeh, leur exécution a eu lieu dans la brousse du village natal de Yahya Jammeh. Qui, selon le témoignage de Pa Ousman Sanneh, a ordonné qu’ils soient déchiquetés. Ce qui a été fait par les jungulars.

Moustapha Jobe est d’autant plus outré par la mort de son demi-frère Ebou Jobe que celle-ci ait été le fait de Alhagie Marr qui, de surcroit est un parent du défunt. À l’en croire, l’attitude de Marr qui a quitté la Gambie après le meurtre de son cousin pour une destination inconnue, a mis toute la famille dans l’embarras. Il a semé le grain de la division au sein de leur famille.

Expliquant l’attitude de Marr, Moustapha Jobe croit savoir que celui-ci était jaloux de la réussite d’Ebou qui tenait une boutique à New York, aux États-Unis.

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Zone de Libre Echange Africaine : le crash avant le décollage

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zone de libre échange

L’entrée en vigueur de la Zlec est supposée être la plus grande réussite de l’Afrique depuis la création de l’Organisation de l’unité africaine en 1963 nous dit-on. Il s’agit d’une zone de libre échange au sein de laquelle les barrières existantes sont soit abaissées, soit éliminées. Ce nouveau marché sera constitué de 54 des 55 pays africains, exception faite à l’Érythrée qui n’a pas encore signé l’accord, mais a donné son accord verbal. Ce marché est supposé voir le jour le 1 juillet 2020. Cette zone sera la plus grande zone au monde avec près d’1 milliard 200 millions de personnes.

L’objectif est d’augmenter les échanges intra-africains. Il faut noter que le commerce intra-africain est de seulement de près de 15 % contre environ 67 % en Europe, 60 % en Asie et 48 % en Amérique. En principe, la création de cette zone est supposée supprimer les frais de douane pour faire place à un tarif extérieur commun. Les étapes à suivre sont le marché commun, l’union économique et l’union économique et monétaire. L’attente est de voir le commerce intra-africain atteindre 60 % d’ici 2020. N’oublions pas que l’Égypte, le Nigeria et l’Afrique du Sud, représentent, à eux seuls, 50 % du PIB cumulé de l’Afrique. Est-ce la signification que les pays le plus développés vont tirer plus profit de cette zone que les pays les moins développés ? Le déficit en infrastructures routières, maritimes et ferroviaires, sera-t-il un handicap pour ces pays ?

Jusqu’au début du 21e siècle, l’Afrique de l’Ouest pouvait exporter en Europe sans payer des frais de douane, et il n’y avait pas de réciprocité. L’OMC qui disait que ces préférences commerciales étaient à la limite illégale, cela a poussé à la création d’une zone libre-échange où l’Afrique de l’Ouest devait ouvrir son marche à 80 % aux produits européens sur 15 ans contre 100 % des produits ouest-africains dans le cadre de l’accord de partenariat économique régional (APE). L’Union européenne exerçait même des pressions sur les pays ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique), les menaçant de diminuer l’aide au développement jusqu’à 47 % en cas de refus de signature des accords. Certains produits agricoles étaient classés dans la catégorie des produits qui pouvaient conserver leurs protections, mais la plupart des matières premières agricoles dont l’Europe a besoin pour faire vivre son secteur secondaire étaient libéralisées. Non seulement l’Afrique de l’Ouest a perdu les droits de douane qui représentent la majorité des recettes des pays africains, mais en plus, la libéralisation a tué les PME spécialisées dans le domaine agricole, sans parler des petits agriculteurs. Pendant que nos agriculteurs sont mal traités par leurs gouvernants, les états européens subventionnent leurs agriculteurs pour revenir nous vendre les produits agricoles à un prix nettement inférieur aux prix des pays africains. Cette concurrence déloyale a tué nos économies, nos agriculteurs, le commerce intra-africain à cause d’une menace de réduire l’aide au développement ? Sérieusement ?

À un moment, il faut que nous fassions face à la réalité et savoir ce qui est faisable et arrêter de faire des choses à titre symbolique. En 2019, l’Afrique avait une part de 1,6 % dans la valeur ajoutée manufacturière mondiale. L’Afrique subsaharienne est toujours la région qui est la moins industrialisée du monde avec un seul pays considéré comme industrialisé, l’Afrique du Sud. À l’exception de l’Afrique du Sud et des pays d’Afrique du Nord, la VAM mondiale n’est plus que de 1 %. Hormis ces pays, la VAM dans la quasi-totalité des pays africains est de moins de 100 dollars par habitant contre 800 dollars en Chine et 5 000 dollars aux Etats-Unis à titre d’exemple. L’Afrique devrait capitaliser d’abord sur les ressources naturelles pour augmenter la valeur ajoutée. La majeure partie des pays africains exportent leurs matières premières au lieu de créer une filière industrielle à forte valeur ajoutée. À défaut de pouvoir créer des industries faute de moyen, les pays africains auraient pu miser sur des partenariats stratégiques pour au moins partager la valeur ajoutée et surtout miser sur le transfert de technologie. Les dirigeants africains n’ont pas pu créer les conditions pour améliorer le climat des affaires. L’exemple de l’Ethiopie vient à la tête dans ce sens, ce pays a su faciliter le climat des affaires en déroulant une vision très claire et un soutien du privé national. C’est ainsi que la VAM de l’Ethiopie a progressé de presque 15 % entre 2010 et 2019.

Une fois les industries en place, les pays africains devraient plutôt pratiquer le protectionnisme pendant quelques années pour protéger leur espace national respectif. Certains diront qu’il faut être fou en tant que pays sous-développé pour faire du protectionnisme face aux avantages de libre-échange, mais c’est la seule manière qu’une fois industrialisé, qu’on puisse préserver cette croissance. Pour faire face à la concurrence des autres pays, un protectionnisme pour défendre son économie en limitant les exportations de certains produits. Cela permettra de garder les emplois déjà créés. La création de cette zone va mettre à terre les pays africains qui ne sont pas encore industrialisés. La solution aurait été de laisser chaque pays se spécialiser dans la production d’un bien spécifique pour qu’ensemble l’Afrique puisse faire un bloc pour mieux faire face au monde. En ce moment, vu que la majeure partie des pays en Afrique sont spécialisés dans les produits primaires, l’ouverture des frontières sera un frein face au développement des jeunes industries. Cette ouverture des frontières ferait que les pays les plus industrialisés exporteront en masse dans les pays faiblement industrialisés à un prix bas à cause de leurs économies d’échelle. Les pays les plus industrialisés mettront à terre les pays les moins industrialisés et les entreprises étrangères en Afrique viendront mettre à terre tous les pays africains. En plus, on voit que dans l’accord de la création de la ZLEC, sous l’article 17, Subventions 1. Aucune disposition du présent Protocole ne peut être interprétée comme empêchant les États parties d’utiliser des subventions dans le cadre de leurs programmes de développement.

Des décennies après l’indépendance des pays africains, on nous dit que nous avons retrouvé le chemin de la croissance et que les principaux indicateurs sont passés au vert, le seul problème est que nous sommes toujours pauvres. Tous ces efforts fournis ne serviront à rien tant que nous ne nous concentrons pas sur une transformation économique et agricole. Une bonne gouvernance et une perception d’une justice équitable sont des conditions sine qua non pour réussir une transformation structurelle durable des économies des pays africains. Les dirigeants africains connaissent les difficultés de l’Afrique, mais ils préfèrent toujours copier des modelés économiques qui ne sont pas adaptables à nos réalités. L’Afrique a besoin de se rattraper de son retard en infrastructures et de s’industrialiser avant de penser à cette zone d’échange. Cette zone d’échange qui profitera aux pays les plus avancés et ralentira la croissance économique des pays le moins avancés. On dit souvent que l’homme pressé refait deux fois la même chose.

Mohamed Dia

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